William Parker, la musique pour survivre

Entretiens - par Florent Servia - 25 janvier 2018

© Daniel Carter

© Daniel Carter

William Parker nous a reçus dans son appartement de l'East Village, à New York, quelques jours avant la soirée organisée en son honneur par le festival Sons d'hiver, à Paris.

Celui dont Derek Baily a dit qu'il était l'un des seuls vrais musiciens de free jazz, parce qu'il n'avait pas sorti le jazz de sa musique, s'est confié sur sa conception hautement spirituelle de la musique, au milieu d'un salon où se battent en duel une flopée d'instruments africains. Respecté pour sa créativité, caractérisé par le groove que lui et son batteur de presque toujours, Hamid Drake, ne lâchent que rarement, William Parker s'est forgé une identité inspirée du free jazz à tendance spiritual des années 60 et dans le giron de la Loft Generation des années 70. Bâtissant sa liberté dans une génération attachée à regarder haut - la spiritualité - et loin - les instruments africains et orientaux - William Parker a côtoyé Don Cherry et accompagné Cecil Taylor, avec qui il a enregistré une dizaine de disques. Précieux formateurs dont les expériences l'ont ensuite mis sur la route de David S. Ware, Matthew Shipp ou Peter Brötzmann, entre autres collaborations au sein d'une carrière très fournie. Aujourd'hui William Parker peint chez lui et dit qu'il pourrait s'endormir paisiblement, lui qui n'a plus rien à prouver après avoir enregistré une cinquantaine de disques sous son nom et organisé pendant une vingtaine d'années le festival free Vision, à New York. Mais ses cordes n'ont pas fini de chanter.

A Sons d'hiver, vous présenterez votre quartet In Order To Survive. Voilà longtemps que ce projet existe !

Depuis 1994 ! C'était un manifesto dans lequel je disais : pour survivre, il faut garder l'espoir en vie ! A l’époque je voulais avoir un groupe plus régulier. Jusqu’en 1994, je multipliais les projets : solo à la basse, petits ou grands ensembles avec danseurs ou comédiens. A l’époque nous avons également créé le Creation Music Orchestra. Et les deux projets existent encore ! In Order to Survive a été un manifesto né dans la rue, avec des dizaines et des dizaines de personnes autour de nous. Il s’agissait de la survie des musiciens. Nous évoquions l’histoire de la création et de la formation des Etats-Unis. Cela racontait le système des plantations, avec un parallèle fait avec les musiciens de jazz qui sont les travailleurs/ouvriers mais ne se font pas d’argent ni ne contrôlent la musique qu’ils créent ! J’ai été élevé dans le sud du Bronx et ai toujours voulu toucher ces personnes en particulier. Parce que même si j’ai joué dans le monde entier, c’est pour les miens, pour ceux privés de leurs droits, que je voulais vraiment jouer ; ceux qui ont faim et sont fatigués, ceux dont la spiritualité est au plus bas, ceux qui ont besoin d’être élevé par l’art. Mais, bien sûr, on joue et on voit.

Y a-t-il un sens pour vous à poursuivre ce projet, 20 ans plus tard ?

Oui, politiquement, avec Trump et les présidents précédents, le système américain ne cesse de s’écrouler. Nous avons eu trois cent ans d’esclavage. L’Amérique est un bordel ! On a toujours besoin d’une musique politique, d’une musique aux bords tranchants. Aujourd’hui les gens sont collés à leurs écrans (ordinateurs, téléphones) et prennent peut-être trop de drogues. Ils doivent être réveillés ! Parfois, il faut un bruit fort comme le tonnerre qui va ouvrir la coquille, c’est dur de la pénétrer. Une fois qu’ils sortiront de cette coquille, les gens pourront apprécier les forces révolutionnaires. C’est une révolution de l’intérieur.

Est-ce inquiétant, cette situation ?

Dans un sens, oui. Nous faisons face à un niveau de folie extrême. Ce n’est pas que Trump, mais tous les gens qui l’entourent. Ils ne sont pas connectés aux gens. Ils ne savent pas ce dont ils ont besoin. Tout est à propos d’eux, les démocrates, les républicains. Et qu’en est-il des gens ? Certains des Républicains ne croient pas au réchauffement climatique, ils ont la main au-dessus du bouton nucléaire… Nous fabriquons toujours plus d’armes nucléaires. Combien en avons nous besoin de plus pour détruire la Terre ? C’est grave ! Mais on essaye de rester concentrer sur ce que l’on fait. A la fin, il ne s’agit pas de ce monde mais du monde intérieur où la lumière, la couleur et l’énergie gisent. Parce que ce monde est toujours pur. Ce monde là a échoué. Il faut réveiller les gens pour qu’ils trouvent leur monde intérieur. Là, ils trouveront le salut !

Est-ce une aide à la création, cette situation ? Si tout allait bien vous n’auriez pas à créer votre musique !

Non, il y aurait davantage de ballades. On aurait besoin du son ECM si tout allait bien ! Mais maintenant, on parle de la prise de conscience des gens, de la faim, de la fatigue, de l’exploitation. Les gens sont socialement dans de très mauvaises situations. Si nous étions au Paradis, la nature de l’art serait évidemment différente. Mais je ne sais pas si nous aurions besoin d’art si nous vivions dans la perfection. L’art serait la nature.


Vous définissez en filigrane ce qu’est la healing music, cette guérison qu’amène l’art !

Il ne s’agit que de ça. Il s’agit de l’accomplissement intérieur [anglais : inner attainment ] plutôt que de divertissement [anglais : entertainment ]. Il s’agit de rejoindre le Tone World et le Third World, en se tirant de son état pour une quête vers l’illumination. Pour moi, la musique n’est que ça. J’essaye d’atteindre les gens, de les réveiller. Je me fiche qu’ils aiment ma musique, je veux qu’ils se réveillent et trouvent leur propre musique ! Ce qui compte c’est de se trouver soi-même et de reconnaître la beauté de la nature, du soleil, des rivières, de l’eau.

Trouver sa propre musique n’est pas que pour les musiciens mais pour les auditeurs.

La musique concerne tout le monde. Sa définition n’est pas de mettre des sons ensemble, mais tout ce qui est beau, la perfection de la vie. Regarder un arbre et le trouver beau, sa composition, la façon qu’il a de s’installer, de grandir… C’est ça la musique, ce n’est rien de sombre. Nous avons besoin d’être rechargés, c’est à ça que sert la musique, à nous brancher pour que nous puissions voir, entendre et sentir à 100 % et agir en conséquence ! La plupart des gens sont fatigués, endormis. Mais il ne s’agit pas de style musical, il ne s’agit pas de jouer fort ou doucement. Dans Attica Blues, Archie Shepp a un morceau intitulé « Ballad for A Child » où est dit : « What the World needs now is a baby’s smile » [ce dont le monde a besoin maintenant est du sourire d’un bébé ]. Même les gens obnubilés par la cupidité, le pouvoir et l’argent s’émerveilleront devant un bébé, ou s’arrêteront devant une fleur pendant leurs vacances. Voilà ce qui arrête les gens pendant une seconde. Cette seconde peut être suffisante pour que la lumière jaillissent ! C’est comme les herbes qui poussent entre le béton. On persiste à les noyer dans le béton mais elles trouvent toujours leur chemin.

Mais ces herbes sont dites « mauvaises » et nous les enlevons.

C’est l’inclinaison naturelle de l’homme de grandir. Comme la musique. Elle veut réussir. Charlie Parker a joué du bebop ; Albert Ayler de la space music ; Charles Mingus a fait du du blues, du gospel, du bebop, de la musique protestataire. Cela ne fait aucune différence ! Tu peux être un petit enfant du Mali et changer la vie de quelqu’un par ta musique. Il ne s’agit pas de style mais de vibration et d’intention.

Comment réveiller la conscience des auditeurs ?

C’est comme l’eau. Tu mets de l’eau sur un feu, et cela fait de la vapeur, elle boue. Tu utilises les vibrations d’un son pour changer le ton et c’est quand cela est arrivé que l’on entre dans le Tone World. En écoutant quelques minutes, les gens sortent d’eux même. Leur conscience est ailleurs à ce moment là. C’est magique ! Physiologiquement, on pourrait dire que l’on vibre, que notre cerveau et notre âme sont ailleurs. Et à chaque fois que cela arrive, à chaque fois que la musique nous amène à cet endroit, nous commençons à changer. Et alors on veut écouter toujours plus de musique. Puis l’on veut retrouver l’équivalent verbal de cette sensation et l’on lit de la poésie. Visuellement, on va regarder la nature, on va y méditer, en se débarrassant de notre ego. Et cela peut arriver en une seconde ! Tu peux avoir écouté quelque chose la veille au soir, à un concert, qui t’a changé la vie !

Mais comment atteignez-vous les gens ?

Ca, on ne le sait pas ! Ce n’est pas en notre pouvoir. Parfois nous jouons devant cinq personnes et ce n’est pas grave ! Dans le métro il m’est arrivé que l’on me reconnaisse. Un homme m’avait tapé sur l’épaule en me disant que j’avais changé sa vie en venant jouer dans son lycée, alors qu’il avait 17 ans. Un autre jour, je jouais avec David S. Ware à Paris et un homme est venu me dire que je l’avais aidé à soigner son cancer avec ma musique ! Qu’il n’avait cessé d’écouter ma musique et avait ainsi élevé son esprit.

Vous ne vous en inquiétez pas. Mais vous aviez un festival pendant vingt ans à New York et aimeriez que les gens des quartiers où vous avez grandi soient touchés les premiers par votre musique !

Tu en as conscience ! Quand tu étudies la musique, tu t’entraînes à jouer d’une certaine manière, à croire en ce que tu fais. Je me dis qu’à chaque fois que je joue une note un enfant en Inde l’entend et que je dois continuer. Tu le sens, c’est une vibration. Il faut croire en l’intuition, en l’inconnu. Comme l’a dit Sun Ra : « le connu nous a trompé, nous n’avons plus que l’inconnu ». Les scientifiques diront que nous n’avons pas de preuve. Certes ! Mais nous continuerons. Les gens qui nous écoutent et nous disent que la musique a changé leur vie continueront également. Voilà la preuve ! Guérir le monde avec les sons : voilà mon mantra. Sunny Boy Blues ou Memphis Slim jouaient le blues. Ils n’avaient pas forcément conscience de cette notion de healing music et peu importe, ils jouaient un blues en si bémol. Et cela élevait l’esprit. Tu peux aller en Afrique, écouter des Pygmees du Congo dont la musique te guérira. N’importe quel soir, un artiste de pop pourra aussi te guérir. La musique t'emmènera où elle veut. La musique a sa propre vie, elle était là avant nous.

Nous parlions de In Order to Survive et du sens politique que l’expression portait. Mais il s’agit aussi de la nécessité pour le musicien de jouer. Quand avez-vous compris que la musique était une nécessité pour vous ?

J’ai commencé par la trompette à 7 ans. Puis j’ai fait du violoncelle, du trombone, du violoncelle à nouveau. Et enfin, de la contrebasse. Ce n’est pas avant que je n’écoute A Love Supreme de John Coltrane, à la fin des années 60, que j’ai compris l’utilité de la musique. Dans les notes de pochette il disait vouloir apporter de la joie spirituelle et du bonheur aux auditeurs. Quand j’ai vu ça, j’ai voulu devenir musicien ! Avant, j’aimais la musique, mais cela ne faisait pas sens de vouloir être musicien juste pour être musicien. Quand j’ai découvert que la musique pouvait élever les gens spirituellement, j’ai fait mon choix. Plus tard, quand j’ai vu que Albert Ayler parlait de la musique comme la force guérisseuse de l’univers [Healing force of the Universe], c’était signé ! Je voulais être dans cette équipe ! Si je n’avais pas entendu cela, je ne sais pas si je serais devenu musicien ! Cela ne m’intéressait pas de jouer un standard de Charlie Parker. Je voulais comprendre savoir en quoi je faisais parti de ce monde de lunatiques, comme le disait Don Cherry. Quel genre de lunatique étais-je ? Un lunatique se définit par rapport à la Lune, évidemment. C’est un lunaire. J’étais attiré par la musique cosmique, l’unité spirituelle. J’ai eu la chance de rencontrer des gens qui pensaient pareil. Ma femme, Patricia, par exemple. Mais des musiciens comme David S.Ware, Jimmy Lyons, Don Cherry... Quand j’ai rencontré Don, nous ne parlions que de ça toute la journée. Avec Cecil Taylor, ce n’était pas le cas !

Vraiment ?

Il en parlait différemment, plus de l’intérieur : les vibrations, l’Afrique, s’élever vers une autre dimension. Mais il ne pensait pas à Jésus, Bouddha ou le Saint-Esprit. Mais il était conscient de la lumière et des percées qu’il fallait faire pour trouver cette lumière. Il y avait tout dans la musique de Cecil Taylor ! Rien ne manquait ! Nous jouions l’histoire et le mystère ! C’est ce qui était beau. J’ai joué avec Bill Dixon, Anthony Braxton, Roscoe Mitchell, Matthew Shipp, Hamid Drake, Milford Graves…  Chacun avait sa projection de la spiritualité ! Parce qu’ils faisaient de la musique improvisée et qu’elle est un autre nom de la spiritualité !

Keith Jarrett avait dit à l’époque qu’il aurait aimé pouvoir se sentir à l’aise dans n’importe quelle église, de n’importe quelle religion du monde. Dans l’album Cosmic Music, de John Coltrane, on voit cette universalité, avec une photographie sur laquelle figurent Jésus sur une croix, Bouddha et Martin Luther King. J’ai toujours été troublé par le fait qu’un peuple puisse être un peuple élu et pas les autres. Qui a décidé de ça ? Les juifs disent qu’ils sont le peuple élu. Mais qui le dit ? La bible. Ca c’est dans un livre. Il n’y a jamais eu de livre religieux, écrit par d’autres gens, qui dit que les juifs sont le peuple élu. Le Coran n’a pas été écrit par les européens ! Cela aurait été génial que les français écrivent le Coran et disent que les musulmans sont le peuple élu. Cela aurait été plus universel ! Bien que la chrétienté traverse les pays et que c’est devenu le cas pour l’Islam. C’est plus étendu. Je me suis toujours dit qu’il devait y avoir une réelle universalité, que des gens de tous les peuples peuvent être élus ! Mais tout le monde ne choisit pas de l’être. Tout cela doit être résolu et c’est encore en chemin. La musique est un connecteur. Comment les Talibans ne peuvent-ils pas aimer la musique ? Qu’un Taliban n’aime pas Madonna mais lise Playboy Magazine ? Il y a beaucoup d’hypocrisie…

Vous associez la spiritualité à la religion. Vous disiez en avoir beaucoup parlé avec Don Cherry ?

Nous parlions du Dalaï Lama, mais pas de religion organisée. J’ai rencontré Don Cherry en 1976 et nous parlions de ça toute la journée, dans sa chambre d’hôtel, où il résidait.

En quoi la musique improvisée est-elle un synonyme de spiritualité ?  

Les deux sont très connectées ! Faites de la musique improvisée et vous atteindrait la spiritualité ! Parce que vous créez quelque chose qui vient de vous, de l’intérieur, et ça c’est spirituel ! Il n’est pas question de trouver Jésus ou Bouddha, mais soi-même !


Y a-t-il de la rationalité dans la musique ?

En un sens, elle est très rationnelle. Mais je crois que les plus grandes musiques que nous jouons sont irrationnelles. Parce que nous y assemblons ce qui n’était pas censé aller ensemble. Je crois que c’est ainsi que les révolutions et les avances se font dans la musique. Tu dois changer ta musique pour la faire vibrer. C’est une question d’intuition, de sensation, pour jauger ce qui fonctionnera.  J’essaye de rester dans l’improvisation, mais j’ai de la musique en tête toute la journée, alors je n’arrête pas d’écrire ! Peut-être que cela disparaîtra pour que je ne fasse qu’improviser !

Quand vous avez commencé la basse, avez-vous immédiatement fait fi de cette rationalité qu’exige l’apprentissage du jazz et d’un instrument ?

Je ne savais pas ce que j’allais faire ! A l’époque j’ai croisé Charlie Haden qui m’a dit avoir appris à jouer en jouant avec des disques ! Donc il m’a conseillé de faire pareil, de trouver mes sensations à la basse. Je l’ai écouté. Ensuite ma curiosité m’a poussé à en faire plus. Si j’allais à une jam et qu’il fallait jouer « Body and Soul », je devais apprendre le morceau. Je devais donc étudié la musique. Je suis à la Jazz Mobile School, à Harlem, où j’ai étudié avec Richard Davis et d’autres. Ensuite j’ai pris des cours privés avec Jimmy Garrison. Avant de continuer avec Wilbure Ware. Ce dernier jouait quelque chose à la basse puis me la tendait. Si je répétais ce qu’il venait de faire, il me disait que c’était faux, parce que je devais jouer ce que moi je voulais. Voilà comment se déroulaient ses cours. Un jour j’ai demandé à Wilbure : « Tu as joué avec Thelonious, que te disait-il ? ». Il m’a répondu que Thelonious Monk lui disait de jouer ce qu’il voulait.

Et pour la composition ? Vous avez dû apprendre.

Non. J’avais de la musique en tête, des mélodies, et je trouvais un moyen de la mettre sur le papier. Mais je ne suivais pas de règle sur ce que j’étais supposé écrire. Quand tu regardes le livre de Bill Russell sur l’orchestration, il te dit que tu ne dois pas mettre ensemble tels instruments ou tels notes. Mais si Duke Ellington ou Ornette Coleman avaient écouté Bill Russell, ils n’y aurait pas eu de Duke ni d’Ornette Coleman. Il n’y aurait pas eu d’innovateurs si l’on suivait les règles des écoles de musique. C’est en cassant ces règles que l’on se trouve soi-même ! Les règles n’existent que pour être dépassées.

Mais, en commençant par connaître ces règles, on peut ensuite les dépasser, ne plus les suivre.

Non, sans même s’en soucier ! C’est comme ça que nous faisions dans le Bronx. Nous étions des musiciens de rue. Nous apprenions à faire les choses depuis ce point de vue là ! C’était très organique. Si j’avais été envoyé dans un Conservatoire, oui, j’imagine que je me serai adapté à cela et aurai quand même fait de la bonne musique ! Si tu n’as pas d’argent pour acheter un instrument, tu peux toujours voir comment le fabriquer, avec les moyens du bord !


Que pensez-vous des leaks ? En avez-vous déjà pris à d’autres musiciens ?

C’est ok ! Si tu veux prendre un leak à quelqu’un, prends le ! Mais j’ai vite su que je ne pourrais pas tirer de Paul Chambers, par exemple, une suite d’accords. Parce que je ne suis pas Paul Chambers ! Je peux au mieux échouer à ce qu’il fait et en tirer quelque chose d’autre. J’adore comment Paul Chambers enchaîne les chorus, mais je n’aimerais pas essayer de trouver sa formule.

Mais n’était-ce pas ce que vous faisiez en jouant avec des disques pour apprendre ? Relever d’autres musiciens ?

Non, je trouvais le feeling. Si tu avais entendu ce que je faisais et ce qui était sur le disque (rires)... C’était deux choses bien différentes !  Je jouais avec la musique, mais je n’essayais pas de réitérer les phrases du bassiste. Cela n’a jamais marché pour moi !

J’ai 66 ans et ai joué sur plus d’une centaine de disques. Je pourrais aller me coucher si je voulais. Mais je ne le ferai pas. Je continuerai à chercher. Je viens de commander les Suites pour violoncelle seul de Bach ! Je n’avais jamais fait cela de ma vie ! Mais aujourd’hui j’ai envie de pratiquer cela, de jouer ces suites. Je vais m’amuser à faire cela pendant mon temps libre.

Vendredi 26 janvier - In Order to Survive + New Organ Quartet à l'Espace Culturel André Malraux, au Kremlin Bicêtre, dans le cadre du festival Sons d'Hiver


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