Laura MvulaThe Dreaming Room (RCA Records/Sony Music)

Avec ce second opus, la chanteuse britannique nous offre un torrent de force et de féminité servi sur un plateau d’argent.  Harmonies singulières, rythmes hyper fournis et complexes, on ne sait sur quel pied danser et c’est justement cela qui nous enchante, chaque seconde oscille entre rêve et surprises…

La patte Mvula est toujours bien présente, comment d’ailleurs ne pas reconnaitre cette voix soul d’exception ? Les touches electro et sophistiquées boostent néanmoins l’âme mélodie de notre Laura, à l’image de la pochette explosive de cet album. Elle garde cependant ces grandes nappes vocales si particulières qui nous transpercent le coeur de part leur poésie féérique et leur dimension irréelle sortie d’un conte. On retrouve également l’utilisation d’instruments acoustiques, comme les cuivres déjà présents, sur le précédent recueil de 2013, Sing to the moon

Le texte, lui, se veut plus intimiste, la jolie sirène au teint ébène aborde des questions plus personnelles comme la souffrance de son divorce ;  se questionne dans le titre « Who I am » où elle se penche sur elle-même ; nous offre une discussion personnelle avec sa mère suivie d’une prière dans le magnifique morceau « Nan » ; chante la beauté de la femme et fête la force de celle-ci notamment dans le titre « Phenomenal woman »Laura Mvula se livre à la manière d’un journal mis en musique.

Les petites surprises du chef : la collaboration avec le célèbre Nile Rodgers sur le titre hypervitaminé « Overcome », teinté funk et qui donne une pêche d’enfer ; ou l’intervention du rappeur Wretch 32 que l’on retrouve sur la chanson « People », un rap expressif et sublimé par la présence des choeurs harmonisés en arrière plan !  La grande modernité d’écriture, marquée d’identité et de sentiments vécus fait de cet opus un immanquable petit bijoux.

Member Login
Welcome, (First Name)!

Forgot? Show
Log In
Enter Member Area
My Profile Not a member? Sign up. Log Out