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Oko Ebombo et 19Naked Life (Creation Pool)
Sortie le 23 septembre 2016

L’artiste protéiforme quitte la performance pour un enregistrement à l’élégance singulière. Vidéaste, modèle, danseur, poète, photographe, le parisien Oko Ebombo n’en n’est plus à un medium près. Après les poèmes visuels de Vizionneer, le membre du collectif parisien PainOChokolat concrétise son projet 19, fondé en 2009 au gré de ses voyages. Composé de performances chantées, dansées et filmées, l’EP en est l’aboutissement.

Le timbre claire, l’articulation sensuelle, Oko chante comme il écrit : avec un minimum de procédés pour un maximum d’effets. Tels de petits haïkus, il clame ou susurre ses vers dans un anglais dont l’accent français est assumé, comme ses métissages et son héritage, lui qui est passé de la DASS à Kenzo, du Congo à Paris, de Portland à Tokyo. Sans récit, Naked Life est d’abord une mise à nu de sentiments, une ode à l’apaisement. Poétique, Oko se révèle aussi politique. « Niggality », qui aurait pu être le texte d’un rap révolté, est ici converti en une complainte optimiste et mystique sur les inégalités.

Bien plus que la structure, c’est l’étendue du son qui est à l’œuvre : échos, textures, brillance, suspensions et distorsions font preuve d’une attention particulière de la part des producteurs Mamen Loubenski et Daniel Malet. Naviguant entre musique électroniques, pop, transe, jazz et musique méditative. Conçu entre Paris, Londres, New York, Portland et Tokyo, le son en a les influences mais pas les appartenances. 

On y croise des lignes de basse langoureuse doublées de chorus de sax sur « Black Bowie », hommage en forme d’autoportrait, des nappes synthétiques et aquatiques sur « NakedLife », des cloches tubulaires, des scratchs de DJ sur « Iro », des ensembles de cuivres et congas venues de la rumba congolaise sur « Feelings ».

« NakedLife », composé il y a 6 ans déjà, est l’épicentre de l’EP éponyme. Mélancolique, conclusive, épique et urbaine, la balade surclasse la concurrence, qui n’en n’est pas une, des quatre autres titres.

Une chose est sûre, son style n’abolit pas ni sa générosité, ni sa sincérité, et c’est déjà un tour de force. Reste à savoir : de quoi cet EP est-il le commencement ?

Oko Ebombo (Chant) - Mamen Loubenski (basse,claviers) - Daniel Malet (composition, basse)- Myron Walden (Sax) - Antoine Drye (trompette) - Mustafa Ahmed (batterie)


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