Afterschool special : the 123s of kid soul

La Oldschool fait école buissonnière. L’heure de la rentrée sonne à peine que les « soul kids » prennent déjà les chemins de l’école buissonnière. Et avec la compilation Afterschool Spécial : The 123 S of Kid soul, les enfants de la soul se retrouvent à la sortie des classes pour une balade oldschool, dans la veine d’ABC des Jackson Five qui a logiquement fait école pour cette galette. 19 titres bien sentis qui fleurent bon les seventies et les clins d’œil aux parrains du genre.  «  James Brown », notamment, de Nancy Dupree with a group of youngsters dont l’hommage piano-voix, illustre parfaitement l’esprit de cette cure de jouvence ou le plus moderne The revolution will not be televised, desBrother’srap qui fait écho à la poésiede Gil Scott Heron.  Autant de pépites dénichées au fond d’un vieux cartable et mises à l’honneur dans une sélection qui révèle les facettes d’une multitude de productions. Des morceaux riches à souhait dans leur instrumentation comme celle de Brotherly five, « Losing my girl » ou de Soul Emotions and co, qui livrent leurs rengaines insouciantes à grands renforts de cuivres, chœurs, sections rythmique. Mais aussi des compositions plus sobrement habillées comme dans le survitaminé « Funk breakdown » de Little man and the Inquiries ou, encore,  comme dans la versionminimaliste des Brother’s Rap, dans laquelle une intro vocale illustrant la sortie de l’édition spéciale d’un journal dans la rue,  ouvre la voie au message de Scott Heron livré d’une voix infantile, parlée, accompagnée de quelques percussions arides. 

Au final, cette compil des soul kids explore la variété d’orchestres juvéniles qui s’adressent parfois directement aux jeunes eux-mêmes : I’m free, no dope for me, des Dynamics, ou plus certainement à leurs parents. Une suite de titres, assemblés par le Label Numero Group, qui ne se résume pas à une succession de clins d'œil à une époque qui paraît déjà bien lointaine, mais délivre aussi quelques jolies pépites un peu trop vite oubliées dont le très abouti« We don’t dig no Busing », de the Greer brothers. Un titre qui, lui aussi, vaut le détour. 


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