toxic

Lâchées dans un rythme martial, les premières notes de Toxic Parasites sonnent comme un appelau ralliement ; d'emblée, elles annoncent l'atmosphère de tout l'album : l'envoûtement. Pour son troisième disque en tant que leader – le deuxième chez Cristal records -, Sébastien Texier installe encore un peu plus un nom déjà bien ancré dans le paysage du jazz français. Dynamique, entièrement composé par ses soins, avec talent et originalité, Toxic Parasites est assurément à ranger parmi les pépites de cette année 2013. Cette énergie, on la trouve notamment dans le chorus du morceau « Toxic parasites » dont la répétition et le tempo soutenu forment une mélodie qui vous hantent durablement. Mais il n'y a pas que l'aspect cyclique dans la palette du compositeur, on remarque un penchant pour un lyrisme qui, bien heureusement, ne dérive pas vers une mièvrerie au sentimentalisme dégoulinant. En effet, dans un registre grave, la section mélodique - Alain Vanhenhove à la trompette, et Texier à la clarinette ou à l'alto sax – multiplie les sonorités plaintives et lancinantes, sans toutefois plomber l'auditeur. Au contraire, Texier, bien aidé par une section rythmique hyperactive, donne envie de se tortiller comme un serpent face à son dresseur. Je le dis alors que le disque tourne en boucle depuis 3 mois déjà... M. Texier que m'avez vous fait ?

Florent Servia

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