love-supreme Si cela ne tenait qu’à moi « A Love Supreme » serait l’hymne national, toute la nation le scanderait en chœur, avec l’amour pour son prochain, et les joueurs de foot n’auraient pas de mal à le retenir : « A love supreme, a love supreme, a love supreme… »

C’est Américain ? Non, plutôt universel ! Et puis Christophe Dal Sasso et Lionel Belmondo le ressortent en version big band sur l’hexagone… Toute comparaison gardée, l’orchestration pour onze soufflants de plus que l’originale donne à cette suite plus d’amplitude et de puissance. Toute une armada là pour appuyer des soli qui n’en finissent plus de nous régaler. Ce plaisir partagé croît jusqu’à leur fin : climax. C’est ça la transe… Ingrédient spirituel de premier ordre que la formation cultive avec ferveur. Dans les années 1960, un certain free jazz gagnait en spiritualité. L’approche s’accompagnait d’appels à la paix, à l’amour et au respect prêchés par des voix graves et profondes. Revisiter avec fidélité A Love Supreme imposait donc le recours à ces lectures comme un passage forcé, alors que le spoken word est aujourd’hui trop souvent synonyme d’une médiocrité empruntée. Par bonheur, la performance d’Allonymous est excellente. On se croirait dans les années 60…

Florent Servia

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