Chaque année, les maisons de production n'auront de cesse de faire leur beurre sur le dos du défunt maître de la 6 cordes Jimi Hendrix. Si le jeune virtuose, mort comme beaucoup de ses contemporains à l'âge de 27 ans, n'a de son vivant signé que 4 albums sous son nom (entre 1967 et 1970), il s'est néanmoins illustré comme l'un des artistes les plus prolifiques de sa génération, enregistrant à l'aube des années 60, aux côtés des plus grands du rhythm and blues (bien que souvent dans l'ombre de ces figures de la black music qui lui reprochaient de vouloir trop improviser !). Au terme d'une brillante carrière, il ira même jusqu'à jouer avec le grand Miles Davis fin 1969, rien que ça ! Certains se souviennent donc, peut-être, de cette époque avant-coureuse où le guitariste de Seattle accompagnait Little Richard, les Isley Brothers et bien d'autres (un travail dont on peut notamment rendre compte en écoutant le premier disque du coffret West Coast Seattle Boy paru en 2010, soit 40 ans après sa mort...), avant de se faire un nom avec le Hendrix Experience.

L'année précédant la formation du groupe qui fit sa gloire, c'est à dire en 1965, Hendrix signa un contrat avec le producteur Ed Chalpin pour enregistrer avec Curtis Knight & The Squires... Ce qui nous amène au 10 mars 2015, date de sortie du morceau instrumental « Station Break », énième inédit de ce groupe si peu connu, restauré par Eddie Kramer. Hendrix y appose comme à son habitude son style de jeu si reconnaissable, qui saura ravir les fans, il est sûr ! Pour autant, est-ce normal de se jouer autant du public en déterrant des titres (volontairement) oubliés, qui certes font plaisir aux oreilles, mais ternissent l'image d'un musicien que l'on savait éperdument perfectionniste ?

Alexandre Lemaire

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