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Baptiste Trotignon/Yosvany Terry, Ancestral Memories (Okeh)

Classique dans la forme, épousant les codes d’une vraie formation de jazz dans la formule largement visitée du quartet, Ancestral Memories est métisse dans sa diction. C’est qu’ils Ils sont cubains les frangins Terry : Yosvany tient la partie du saxophone alto et Yunior la contrebasse. Petite précision, Yosvany Terry a déjà été entendu dans les formations de Steve Coleman et de son compatriote le pianiste Gonzalo Rubalcaba, ce qui donne quand même une belle carte de visite et explique pourquoi le label Okeh investit sur lui en lui proposant de s’adjoindre le pianiste français Baptiste Trotignon et le batteur américain Jeff « Tain » Watts.

Lors d’une  première écoute paresseuse, la « cubanité » ne saute pas aux oreilles ; on se dit même que les musiciens pourraient être italiens tant le discours du saxophone alto semble mimétique de l’expression d’un Rosario Giuliani. Jugement largement corrigé après un retour plus attentif  sur « Ancestral Memories », « The French Quarter », « Lost souls » » - toutes ces compositions sont de la plume de Yosvany Terry. Elles confirment que les racines cubaines sont bien présentes en filigrane. C’est vrai, ici, on ne surjoue pas l’effervescence exotique ou le pathos du boléro mais on préserve le chant et le doux balancement des polyrythmies.

Baptiste Trotignon signe quelques compositions bienvenues (« Basta la Biguine ») et se love sans heurts dans l’esprit musical de l’entreprise en une fluidité et une délicatesse toutes tropicales. Mais le véritable enchantement nait de la cohésion sans faille de la section rythmique qui sait impulser en une souplesse féline une énergie dansante rafraichissante.


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