Ouganda, Yemen, Cambodge, Colombie... Des terres qui recèlent quelques-uns des plus talentueux bboys de ces dernières années. Si jusqu'à présent, leur popularité ne crevait pas l'écran, le rappeur Nas et le journaliste Adam Sjöberg ont remis les pendules à l'heure : entre prestations et témoignages, les deux hommes ont parcouru le monde avec leur caméra pour rendre compte de la présence accrue du breakdance dans les contrées les plus défavorisées. Une culture urbaine qui, à l'instar du foot, offre dans ces pays une porte de sortie rêvée à la misère du ghetto, révélant ainsi une fois de plus, son importance planétaire.

En définitive, c'est un documentaire de 85 minutes narré par le breaker ougandais, Karim, qui nous est présenté. Intitulé Shake the dust, (en français, « secoue la poussière »), le film sera projeté en avant-première le 5 juin au Cinéma Etoile Lilas (20ème arrondissement de Paris), à l'occasion du Urban Films Festival. La preuve sera donnée que l'unité s'illustre bien souvent sous le regard émancipateur du hip hop : de Bogota à Neuilly en passant par Phnom Penh, le breakdance est universel.

Alexandre Lemaire