Amateurs de Jazz, touristes et professionnels du monde du spectacle s’étaient donnés rendez-vous au Duc des Lombards fin juin pour venir écouter le jeune trio Thomas & Co.
Accompagné sur scène par ses partenaires Gautier Garrigue à la batterie et Jérémy Bruyère à la contrebasse, le leader du groupe éponyme, jeune prodige de la scène jazz, nous proposait une heure de plongée dans son univers artistique, entre reprises et compositions originales.

Petit fils du célèbre chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus et fils de la soprano Caroline Casadesus, l’environnement artistique familial devait conduire le jeune Thomas à se dédier à la musique. Entre le violon et le piano, il ne choisira aucun des deux, et s’il bénéficie d’une double formation - classique et jazz -  c’est dans le second des deux styles qu’il choisira d’exprimer l’entièreté de son talent. C’est aujourd’hui sur son simple nom, seul ou accompagné, qu’il remplit les salles, après avoir accompagné durant de nombreuses années le non moins célèbre violoniste Didier Lockwood.


On le retrouve ainsi cette année en formation trio, nous proposant un jazz toujours aussi mélodieux, après avoir occupé seul la scène du Théâtre du Châtelet en 2015, pour la sortie de son album Feathers, dédié au piano solo.

 


Loin d'un jazz plus attaché aux concepts, le son du piano sonne clair, voire cristallin, dans des compositions qui s’attachent à parler d’émotions et aux émotions. On divague, on se perd et on se laisse porter par les sentiments d’un instant, la nostalgie d’un moment. Le programme alterne créations et reprises, ces dernières illustrant parfaitement les influences classiques de l’artiste, qui revisitera sur scène deux pièces de Schumann - "Arabesque" et "Scènes d’enfants".

Quelques interventions au micro ponctuent l’heure de spectacle et on en apprend un peu plus sur les morceaux interprétés (« Half way to japan » aurait été composé au cours d’un vol Paris-Tokyo, sentiments et sentimentalismes sont au rendez-vous) et les artistes sur scène. La réussite de la performance n’aurait effectivement pas lieu sans Jérémy Bruyère à la contrebasse qui, blessé au doigt, apportera avec toute la fermeté et la rondeur de son instrument, l’harmonie et la rythmique nécessaire à la formation, épaulé sur scène par Gautier Garrigue à la batterie.

Deux rappels viendront conclure le concert mené par ces trois jeunes musiciens, maniant avec aisance ce style de l’instant et de l’éphémère.

Sophia Bianconi

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