Henri Salvador, jazzman et guitar hero

Retour sur la carrière aux frontières du jazz, du blues et des musiques caribéeennes d'Henri Salvador, au-delà des clichés qui entourent sa renommée d'amuseur, de chanteur de music-hall et/ou de variété. Où l'on apprend que cet autre fou chantant a joué avec Ray Charles, repris le répertoire traditionnel haïtien comme Kurt Weill, et fut surtout un redoutable guitariste. Lire l'article.

La bossa nova verte de Tom Jobim

Homme affable mais jamais dupe, Antonio Carlos Jobim était aussi un «  bon vivant ». Avec son compère Vinicius de Moraes, qui était pourtant son aîné de quatorze ans, en une complicité un brin potache, il se délectait à croquer la grâce féline des filles qui ondulaient vers la plage d’Ipanema. Il aimait les conversations qui roulent autour d’un verre de whisky avec beaucoup de glaçons comme on le boit au Brésil et la «  cerveja bem gelada ». Il avait même, à la fin de sa vie, une chaise «  captive » à Plataforma, un bar – restaurant de Rio.  Lire la suite

Claude Nougaro, brésilien de Paris ?

Fin septembre 1974, Bernard Mabille, était alors jeune journaliste mince et longiligne et pas encore chansonnier bedonnant... mais déjà la langue bien pendue ! Chroniqueur musical au Quotidien de Paris, dans un long article intitulé « Claude Nougaro et Baden Powell à l’Olympia », il écrit : « Nougaro, c’est l’incantation vers la beauté, il brûle sa voix pour fomenter une nouvelle aurore. Cet être sensible ressent pleinement les fractures tragiques qui cassent le monde et regrette que «  les laves brûlantes qui en sortent ne soient pas des sources d’eau claire … » Il aura également la joie de nous présenter Baden Powell, en première partie, le guitariste brésilien dont il dit qu’il est « un instrumentiste exceptionnel se déplaçant dans un monde musical bien à lui….il sera pendant trois semaines boulevard des Capucines à la rencontre de son peuple pour lui donner à vivre et non pas à rêver ». 

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Des zazous dans mon jazz

Un petit clic sur le clip  de Brigitte Fontaine: «  Y’a des zazous dans mon quartier » et c’est ainsi que naît l’idée d’une chronique sur le mouvement zazou qui a donné une impulsion jazzy à la chanson française. Dans Kekeland (2001) et avec le petit grain de folie qui la caractérise, avec ce décalage farfelu faussement innocent qui la rattache à une tradition qui remonterait à Trenet ; Brigitte Fontaine dépoussière en 2001 la chanson «  Ya des Zazous », enregistrée par Andrex en 1944. Le clip qu’elle partage avec M (Chédid) est un petit bijou Pop Art, joyeux, vif et coloré que je vous invite instamment à visionner mais ne manquez pas de le mettre en regard de la version princeps d’ANDREX qui, elle aussi, est gratinée. Lire la suite