Ce mois-ci, j’ai eu l’exceptionnel plaisir de m’entretenir avec le pianiste LAURENT COQ, qui, outre son rôle de musicien à l’influence notoire, est pour moi un professeur, un mentor et un ami. Et c’est à l’occasion de la sortie de « The Lafayette Suite » - disque qu’il a co-signé avec le saxophoniste américain Walter Smith III - que nous nous sommes retrouvés pour discuter.

Peux-tu me parler un peu de cette suite ? Comment est-elle née, comment l’avez vous écrite et dans quel contexte ?

Laurent: Ça a d’abord été un travail personnel assez fastidieux, notamment pour trouver le sujet. Après avoir travaillé sur un livre ou sur de la poésie lors de mes précédentes collaborations avec Sam Sadigursky et Miguel Zenón, j’ai cherché cette fois-ci l’inspiration du côté d’une figure historique qui aurait un lien avec la relation franco-américaine. Lafayette s’est imposé naturellement, mais je me suis vite rendu compte que je ne connaissais finalement pas grand chose à son histoire. Rapidement, j’ai pris la mesure de ce personnage davantage célébré en Amérique que chez nous. Aristocrate orphelin à 12 ans, le riche héritier est élevé par ses tantes. Jeune élève-officier à l’Académie militaire de Versailles, il est sensibilisé à la cause des indépendantistes américains à la faveur d’un dîner chez le Comte de Broglie. Dès lors, il va mettre sa fortune au service de cet idéal. Âgé d’à peine 19 ans, il déjoue toutes les vigilances et embarque sur La Victoire pour se battre contre la couronne britannique aux côtés des insurgés !

L’enjeu a été d’extraire des thèmes et de se répartir l’écriture avec Walter qui se trouvait à 8000 kilomètres d’ici. C’est à ce moment-là que m’est venu l’idée d’une suite, afin de confondre au maximum nos deux plumes dans un contexte où la musique ne s’arrêterait jamais tout au long de l’album. Afin de renforcer l’aspect narratif, il m’a semblé intéressant de systématiquement intercaler nos écritures. À partir de là, j’ai laissé les choses se faire d’elles mêmes, sans trop nous concerter au préalable en ce qui concerne la forme que prendrait chaque morceaux. Il ne fallait pas craindre que deux ballades se suivent, par exemple, ou bien deux morceaux dans la même tonalité. Car enfin, c’est un des aspects captivants d’une suite que de développer des ambiances sur plusieurs morceaux, de ne pas savoir où se trouvent les ruptures et d’avoir un sentiment de continuité naturelle. Je voulais aussi laisser une part importante de hasard. Quand tu joues avec des gars comme Walter, Damion Reid et Joe Sanders, rien n’est jamais balisé. Ils plongent dans la musique, quelle qu’elle soit, comme on plongerait dans une piscine l’été: ils y vont pour jouer ensemble, se provoquer, faire la course. La seule contrainte était la répartition des morceaux : j’avais déterminé dix thèmes correspondants à des lieux, des personnages et des événements importants de ces huit années d’engagements que j’avais organisés de façon chronologique. Walter devait écrire les pistes 2, 4, 6, 8 et 10 et moi les pistes 1, 3, 5, 7 et 9.

Pendant quatre mois, on a très peu communiqué et travaillé chacun chez soi. De mon côté, j’avais une idée précise en tête : faire en sorte que tout soit mis au service de l’improvisation et sortir du contexte « un soliste devant une rythmique ». Je voulais proposer du matériel qui permette et encourage toutes les initiatives, audaces et prises de parole possibles au niveau collectif. En gros, qu’il y ait tout le temps de l’improvisation mêlée aux éléments écrits et tout le temps des choses écrites quand il y a de l’improvisation. Lorsqu’on a eu assez de matière - la suite n’était pas finie mais on avait tous les deux bien avancé - je suis parti à New York.

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On a passé environ une semaine à répéter, en trio (saxophone/piano/basse) dans un premier temps, Damion ne pouvant pas être là. Si ce n’était pas une décision préalable, on s’est vite rendu compte que c’était mieux ainsi parce qu’il y avait beaucoup de nouveaux territoires harmoniques à défricher. Nous savions que lorsque Damion allait arriver, on allait passer d’une musique en 3D à une musique à sept dimensions et qu’il était préférable que nous soyons déjà familiers avec ces morceaux exigeants ! C’est évidemment ce qu’il s’est passé ; lorsque je suis retourné - pour deux mois, cette fois-ci - à New York, la suite était quasiment écrite intégralement et la musique a soudain décollée !

La dernière étape a été l’enregistrement, durant lequel la frontière entre le jeu sur scène, devant un public, et celui en studio n’a jamais été aussi floue. Chaque prise prenait des directions radicalement différentes et j’ai eu plusieurs fois l’impression de traverser l’Atlantique. Ce qui m’a plu, c’était l’élaboration des transitions entre chaque piste et comment, lorsqu’on enregistrait un morceau, on jouait toujours la transition et le début du suivant. Il nous est arrivé même de jouer le suivant dans son intégralité. Sur 10 morceaux, 7 ont été enregistrés le premier jour. La finalisation et le montage a été réalisé avec mon fidèle ami ingénieur du son Katsuhiko Naito… Je crois que je n’ai jamais répondu aussi longtemps à une seule question [rires] !

Quel est le plus gros risque, musicalement parlant, que tu aies pris au cours de la réalisation de cet album ?

Laurent: Le projet en lui-même. Le fait de jouer cette musique avec ces gars-là représente une mise en danger et c’est ce que je recherchais. Damion et Joe sont des musiciens qui improvisent constamment. Il n’existe pas vraiment d’interdits pour eux et c’est ce qui donne toute sa dimension à cette musique. Rien de ce qui se joue ne peut être prémédité. Tu peux juste essayer de préparer un peu le terrain au préalable mais, même ça, je n’aime pas trop le faire. J’aime, au contraire, laisser des zones de fragilité et d’inconfort parce que cela va produire un surcroît d’acuité et de concentration. Une mise en danger qui va construire le son du groupe, son unité dans le moment présent. L’écriture elle même visait cet objectif. Nous avons tous les deux écrit des choses plus difficiles qu’il n’y paraissait. C’est cet esprit de voyage épique et dangereux qui a donné naissance à cette musique.

Laurent Coq et Walter Smith III - Pianiste et Saxophoniste - 13 Fevrier 2015 - Pantin
Laurent Coq et Walter Smith III - Pianiste et Saxophoniste - 13 Fevrier 2015 - Pantin

L’album est paru chez le tout jeune label participatif français « Jazz & People ». Tu peux me parler un peu de ce dernier et de votre collaboration ?

Laurent: Plusieurs beaux labels ont jalonnés mon parcours. Enja, Cristal, puis Sunnyside, géré depuis 30 ans par François Zalacain, un amoureux du jazz qui se bat pour continuer d’élargir un catalogue magnifique avec des musiciens comme Guillermo Klein, par exemple. Avec Vincent Bessières, je crois que c’est la première fois que je travaille avec quelqu’un qui m’accompagne d’aussi près dans l’élaboration d’un disque, la manière dont nous allons le sortir et le présenter pour lui donner toutes ses chances d’atteindre son public. Vincent est un très bon journaliste doté d’une oreille très exigeante et j’espère que la Suite Lafayette signe le début d’une longue collaboration avec jazz&people !

D’après toi, si on disait d’un pianiste qu’il avait deux mains gauches, ça serait un compliment ou une insulte ?

Laurent: [rires] Pour moi ça serait plutôt un compliment parce que la main gauche c’est vraiment un élément capital, de ceux qui caractérisent et différencient les pianistes. C’est un truc que tu travailles toute ta vie, enfin moi je continue de le travailler, donc je dirais que c’est un compliment ! Sauf si on parle d’une main gauche paresseuse [rires]. Elle est super cette question.

Est ce que le fait d’enseigner de manière active et régulière a eu des répercussions sur ton jeu ?

Laurent: Oui, absolument !

Lesquelles ?

Laurent: À tous les niveaux ! Tout d’abord, lorsque tu enseignes quelque chose, tu te rends compte que tu ne la maitrisais pas autant que tu ne le pensais. Et ça, ça vaut toujours aujourd’hui : en essayant de transmettre du savoir, je mesure à quel point j’ai encore du chemin à faire en ce qui concerne le phrasé, la culture, le contrôle du son, le placement au sein d’un groupe, l’écriture, la composition… Cela commande de toujours se ré-évaluer, de se remettre en question et de retourner à l’établi. J’apprends également beaucoup sur le plan humain. C’est une situation particulière que d’enseigner quelque chose à un ensemble d’élève, un collectif. Cela permet de travailler des qualités relationnelles qui sont importantes pour, entre autres, conduire un projet. Je ne serais pas le même musicien aujourd’hui si je n’avais pas enseigné. Notamment à l’EDIM, où j’ai la chance de travailler dans un très bon environnement, avec des gens que j’aime beaucoup, une grande liberté et où, en même temps, on se pose plein de questions très intéressantes : comment enseigner le jazz aujourd’hui ? Que veut dire jouer cette musique dans une salle de classe plutôt que dans un club ? C’est aussi l’occasion de rencontrer des jeunes musiciens magnifiques et garder un lien avec la jeune génération. Bref, la réponse est mille fois oui !

thelafayettesuite copy
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S’il t’était donné de recommencer ta carrière dans le contexte actuel et tout ce qui en découle, que ferais-tu différemment ?

Laurent: Hmmm… C’est très dur à dire. Tellement de choses ont changé dans tant de domaines qu’il m’est vraiment difficile de dire si je regrette quoi que ce soit. Il existe aujourd’hui des outils auxquels on n’avait absolument pas accès quand j’étais jeune. La facilité qu’offrent des plateformes comme Youtube ou Deezer pour l’accès à la musique, par exemple. À mon époque, on connaissait peut-être moins de disques mais je pense qu’on les connaissait mieux. On les épuisait littéralement, on les connaissait par cœur de bout en bout et on entretenait un rapport charnel avec eux. Aujourd’hui, certaines personnes ont plus de musique dans leur poche qu’ils n’en écouteront dans leur vie. Ça crée une relation différente à la musique et à ceux qui la jouent.

Par ailleurs, le nombre de musiciens a considérablement augmenté : à la fin des années 80, en France, il y avait environ 500 musiciens de jazz professionnels alors qu’il y en a aujourd’hui plus de 5000… Le chiffre a d’ailleurs quelques années donc ça a probablement encore augmenté.

Parmi les nouveaux outils, Facebook a apporté beaucoup de changements en accroissant le phénomène d’auto-promotion. Il y a des aspects très positifs et d’autres qui le sont moins. Je vois des jeunes musiciens davantage préoccupés par leur image et leur présence sur les réseaux sociaux que par la musique qu’ils proposent.

Peut être qu’en 1988, au lieu de venir étudier au CIM à Paris, comme tout le monde autour de moi m’y encourageait, il aurait été préférable d’aller à la New School à New York ou à Berklee à Boston, et y rencontrer les musiciens de ma génération qui allaient tant m’inspirer plus tard. Car c’est à mon sens le plus grand intérêt de ces institutions renommées et bien trop chères que de permettre aux musiciens d’une même génération de se rencontrer, plutôt que de devoir dédier plusieurs années de ta vie à faire des aller-retours, et aller à leur rencontre à travers les concerts, les jam et les sessions. C’est un autre chemin, bien plus long. Si c’était à refaire ? Je n’en sais rien, en fait… Je relativise toujours en ce qui concerne mes regrets sur toutes ces années. J’ai appris tellement de choses et rencontré tellement de gens qui constituent aujourd’hui ma famille, que c’est tout simplement impossible de répondre à cette question.

Par contre, ce que je peux te dire avec certitude, c’est que j’observe avec beaucoup de satisfaction la manière dont ta génération aborde la musique. Je constate un désir très fort de jouer et de porter une musique collectivement. Cela témoigne d’une énergie magnifique. Rien de tout cela n’est encore vraiment relayé par les programmateurs, la presse spécialisée, les festivals ou même les radios, mais bon… ça viendra ! Un exemple de cette tendance, c’est DJAM. C’est réconfortant, je dois dire.

Amen.

Quel est le plus beau piano sur lequel tu aies joué dans ta vie ?

Laurent: AH ! [rires] Tu dis ça et je pense tout de suite à un piano que j’ai joué de manière totalement clandestine : c’était celui d’une grande concertiste chinoise - dont j’ai oublié le nom - qui allait donner un récital à l’Opéra de Paris. À l’époque je connaissais bien le régisseur, un super bon pote qui est en charge du Philharmonique de la Maison de la radio aujourd’hui. Il m’appelle un jour et me dit : « Écoutes, là il y a une bête qui vient d’arriver, c’est une tuerie absolue… Si tu veux jouer un instrument comme tu n’en joueras jamais de ta vie, je te fais entrer dans l’opéra de nuit, quand il n’y aura plus personne ». Je suis arrivé devant ce piano long comme un quai de métro, j’ai à peine soulevé la housse et j’ai posé mes mains sur le clavier. Je me rappèlerai toute ma vie cette sensation à la fois électrique et très émouvante. J’en avais les larmes aux yeux… J’ai plaqué un accord et j’ai refermé le capot. Je n’ai rien joué de plus parce que je me sentais comme un voleur dans l’obscurité de cette salle mythique. Et puis, surtout, j’ai réalisé qu’il me faudrait beaucoup trop de temps pour dompter ce monstre. Je suis donc reparti chamboulé.

Quelle est la chose la plus étrange qu’on soit venu te dire après un de tes concerts ?

Laurent: Hmmm… souvent les gens qui viennent te parler à la fin d’un gig ne se rendent pas compte que jouer cette musique te plonge dans une sorte d’état second. Tu rentres dans une dimension où le corps et l’esprit fonctionnent autrement, où tu perçois tout de manière plus sensible et physique. Notamment la présence du public, que tu transformes en carburant pour l’inspiration et l’énergie. C’est ce qui te permet de monter sur scène malade, comme si ton corps fonctionnait avec de nouvelles ressources. Lorsque tu sors de scène après une heure dans cet état, tu traverses un genre de sas et le passage peut parfois s’avérer brutal. C’est d’ailleurs une des choses qui expliquent le rapport que certains musiciens ont avec la drogue, car elle peut permettre d’assouplir un peu cette transition. Enfin bref, quand tu sors de scène, tu te retrouves souvent nez à nez avec des gens qui te parlent comme s’ils t’avaient croisé dans la rue, or tu n’es pas du tout dans le même état réceptif, et ils ne se rendent pas toujours compte de la portée de ce qu’ils disent. Genre « Ah c’était mortel, mais bon toi on ne t’entendait pas du tout… » ou « génial, mais qu’est-ce-que ça à l’air difficile… »  [rires]… Cela dit, c’est merveilleux que les personnes présentes à ton concert viennent te parler et partagent avec toi ce qu’elles ont ressenti. C’est même essentiel.

Quels sont tes projets pour le futur proche ?

Laurent:  On est en train de préparer une tournée avec le quartet de la Suite Lafayette pour octobre. On a déjà quelques dates mais tout n’est pas encore calé. On a aussi deux dates importantes aux États-Unis en juin 2016 autour desquelles on va monter une tournée.

À la rentrée sort également le très beau disque du jeune batteur et compositeur Guilhem Flouzat que nous avons enregistré à New York, avec notamment Ben Wendel et Becca Stevens. Une tournée en quartet en France se profile début octobre.

Et puis je t’avoue que j’arrive à un point où je me pose des questions sur les directions à prendre. Notamment en ce qui concerne l’enseignement. J’ai envie de continuer cette activité qui me passionne, mais elle me sédentarise. En même temps mon rapport à New York a changé lui aussi. Si j’aime toujours autant la musique qui s’y joue, je trouve que la ville que j’ai beaucoup aimée a perdu de son charme depuis 10 ans.

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J’ai un groupe à Paris qui me tient à coeur, le trio Dialogue avec Ralph Lavital et Nicolas Pelage avec lesquels j’ai beaucoup tourné depuis trois ans. Quelle belle aventure ! Comment va-t-elle évoluer ? Va-t-on ouvrir un deuxième chapitre et enregistrer un autre disque en trio ou bien élargir un peu la formation ? Pour jouer quelle musique, et comment ? C’est encore en chantier, mais le désir de jouer ensemble est toujours là.

Finalement, le grand défi pour moi, c’est d’arriver à maintenir le même niveau de désir et d’émerveillement. Je ne suis plus le même que lors de l’enregistrement de mon premier album il y a 18 ans ! En vieillissant, Il faut combattre la lassitude devant le fossé qui perdure entre la musique que tu proposes et ceux qui sont censé favoriser sa diffusion. J’ai toujours pensé que ma musique était faite pour être jouée en clubs, ou en tout cas dans des espaces d’échange et de proximité avec un public à taille humaine, avec un minimum de moyen technique. Malheureusement, ce sont des scènes qui se raréfient. Dorénavant on nous demande de faire avec le jazz comme avec la pop ou le rock : jouer sur des grosses scènes dans une débauche de moyens. Prends l’exemple de Snarky Puppy : voir un groupe qui joue avec les casques sur la têtes entourés de cinq caméras, avec trois claviers, trois guitares, six choristes, quatre soufflants… c’est distrayant cinq minutes, mais bon. Le Jazz n’est-il pas la musique de l’interaction, de l’imprévu et de la spontanéité ? Tout ici est bien trop calibré pour moi, et ce jusqu’aux sourires. Personnellement, j’aime ceux qui font beaucoup avec peu : Coltrane en quartet, Mark Turner en trio. Donc comment résister à cette tendance bling-bling actuelle et trouver les ressources financières pour continuer à maintenir un cap personnel loin de cette pression ? Comme on en parlait tout à l’heure, résister c’est aussi enseigner et partager ses convictions et son expérience. De toute façon, il y aura toujours des musiciens pour perpétrer la grande tradition des clubs. Comme il y aura toujours un public pour aller les écouter.

Bon, pour clôturer tout ça, j’ai une question bien stupide à te poser…

Laurent: C’est parti ! Je suis prêt. [rires] Je sens que ça va vraiment être à la hauteur de ta réputation !

Ah oui, grosse réputation en effet… [rires] Moi aussi, tu sais, je galère à survivre dans le milieu du journalisme… je suis obligé de sortir des conneries de temps à autre !

Donc : à choisir, tu préfèrerais passer une après-midi à jouer aux billes avec Bernard Tapie, ou poster un selfie de toi qui traverse au feu rouge avec, pour seule description, #YOLO ?

Laurent: [rires] Sans hésiter, jouer aux billes avec Bernard Tapie. Ah ouais, ça doit être super fendard ! C’est vraiment un mec dont j’admire le parcours, l’intégrité, la beauté… Il faut bien le dire, c’est un mec super sexy, et plus il vieillit, plus il l’est. Il est très classe aussi, il possède vraiment des valeurs intemporelles en ce qui concerne le respect de la femme, l’intégrité politique, la parole… Enfin bon, tu vois ! Donc, clairement, jouer aux billes avec lui ça ferait ma journée.

Antonin Berger