The Adelians : come back vers le futur des...60'S

À sa façon de supplier Baby « Come back », on arrive, on accourt même. Il faut dire qu'elle ne nous laisse guère le choix. La capiteuse Florence Pitard, jeune chanteuse de The Adelians est fuselée comme un tube de Stax. Une vois souple et tonique, limpide, qui infuse des intonations soul et sixties aussi bien dans la langue de Shakespeare que dans celle de Molière, (oh my god quemême ça fait du bien ! ) On savoure l'insouciance de textes qui sont bien souvent, à dessein, un brin légers et naïfs: « Dis moi oui ou non  ». Bin c'est oui !  Côté son, ça turbine à l'ancienne, entre black musicet Yéyés, un Rythm and Blues qui balance dans des tempos médiums saupoudrés d'orgues. Des saxs qui défrisent et libèrent les rythmiques de guitares appliquées sur le groove sans chi-chi d'une basse molletonnée.

Le clin d'oeil ostensible aux Blues Brothers, dans Tu m'ennuies, ne laisse guère de doute quand à l'intention d'un band de zicos qui apportent leurs couleurs joliment surannées au  Q soul, le label de Seine-Saint-Denisqui travailleà l’élaboration d’un catalogue dédié à la musique noire 60’s-70’s. On apprécie les gimmicks vocaux entêtants qui répondent en échos aux refrains de Naïve, certainement une des compos les plus homogènes de l'album d'où se dégage une belle intention vintage mais aussi, notamment,  les choeurs et les échanges vocaux, featuring Charlène, sur l'excellent Stay dans une reprise hyperboosté de la ballade de Rihanna… Au final The Adelians delivrent un album éponyme bien senti.  11 titres enregistrés en analogique, 100 % sans retouches numériques, dans un opus qui fleure bon la grande époque d'une Soul aujourd'hui Made in France…

Vocals, backing vocals : Florence Pitard , Guitar : Jake Blackbird , Bass : Arnaud Dandelot , Organ : Ludovic Bors , Drums : Antoine Demantké , Tenor Sax : Mathias Luszpinski , Bariton Sax : Guillaume "Stepper" Briard.


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