Nick Waterhouse, Never Twice (Innovative Leisure)

 

Difficile de caser Nick Waterhouse dans un style bien défini. L'électron libre californien revient, deux ans après Holy, avec un album marquant que certains critiques américains annoncent comme la pièce maitresse de son répertoire. Avec Never Twice, et après cinq années passées sur les routes, entre tournées, enregistrements, et composition, le chanteur-guitariste nous livre une pièce musicale qui peut intriguer à première vue.

Pour ce troisième album, les inspirations sont diverses et se mêlent avec facilité. Nick nous emmène dans un voyage dans le temps, entre les 50's et les 60's. Principalement mashup de rythm'n blues, de rock et de jazz à l'orchestration bien pensée, Never Twice soutient le timbre d'un Nick Waterhouse faisant quelques fois écho à celui de Brian Setzer, le chanteur du groupe mythique Stray Cats. Il y a quelques pépites, notamment « Stanyan Street » où la sensualité et la lassitude dans la voix s'allient aux gémissements d'un cuivre. Le piano sonne comme ceux que l’on peut entendre dans les bars blues de Los Angeles, comme ceux là il nous plonge avec facilité dans l'ambiance du deep south des Etats-Unis. L'orgue tient également une place importante dans tout l'album, notamment dans « It's time », le premier single, et ce au même niveau que la guitare, dominante, de Waterhouse. Dans « I had home », le son de la Nouvelle-Orléans fait surface à travers le jeu des cuivres et le guitariste élargit encore son champ de possibilité.

Au final, chaque piste offre le temps de se laisser bercer dans un univers différent, misant sur un répertoire assez développé, mené par des instrumentistes de talent. Remplis de clins d'œil comme autant de balades dans des atmosphères chargées d'influences, Never Twice est avant tout plaisant et léger à écouter. Malheureusement, peut être trop. Les morceaux, construits comme des hits du milieu du 20ème siècle ne se démarquent pas assez les uns des autres et l’on pourrait en retrouver des dizaines similaires en cherchant dans les archives de la NBC, chaine massive et bien plus que populaire aux Etats-Unis à cette époque. Pourtant, on se prend au jeu en se laissant entrainer dans un plaisir naïf.

 

 

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