Lucky Peterson - Tribute to Jimmy Smith

Comment

Lucky Peterson - Tribute to Jimmy Smith

Le bluesman Lucky Peterson retrouve l’esprit d’enfance en revenant lire les classiques de Jimmy Smith -  c’est sa madeleine proustienne à lui - pour cet hommage discographique qui parait sur le label Jazz Village, chez Pias.

Comment

Ibeyi - Ash

Comment

Ibeyi - Ash

Après un premier album fort abouti, les deux sœurs franco-cubaines reviennent sur le devant de la scène avec la même recette : mélodies mélancoliques et prévalence rythmique.

Comment

Sugaray Rayford - The world that we live in

Comment

Sugaray Rayford - The world that we live in

Le chanteur de Blues Sugaray Rayford s’est fait remarquer en 2010, sur disque comme sur scène. Malgré quelques titres soul sur son précédent album Southside, il aura fallu attendre ce nouvel opus pour un véritable virage.

Comment

Trombone Shorty - Parking Lot Symphony

Comment

Trombone Shorty - Parking Lot Symphony

Parking-Lot-Symphony_cover-CUJ.jpg

Trombone Shorty, Parking Lot Symphony (Blue Note)


"We're partying", on fait la fête. Cette phrase, répétée à l'envi par un Troy Andrews en nage devant le public du Théâtre de la Mer résume plutôt bien la performance de Trombone Shorty au Festival Jazz à Sète le 16 août. Oui, du début du concert, qui s'ouvre sur une reprise aux accents heavy metal de son tube 'Backatown', à la fin où Troy Andrews se rend tout en haut des gradins, en passant par les pitreries du saxophoniste ténor BK Jackson qui se promène sur scène avec le drapeau du festival piqué en backstage, Trombone Shorty et son Orleans Avenue, en vraies bêtes de scène, ont fait la fête. Même si cette ambiance de grand n'importe quoi n'a fait que souligner à quel point le dernier album du groupe, 'Parking Lot Symphony', sorti en avril, est lui sage et à l'opposé de ce que propose habituellement le groupe louisianais.

Cet album, le premier chez Blue Note (les précédents avaient été enregistrés chez Verve) s'ouvre par un chant funèbre traditionnel, 'Laveau Dirge n°1', profond et lancinant, exécuté par les cuivres seuls, alors même que, sur ses albums précédents, Trombone Shorty avait plutôt tendance à commencer directement par des morceaux entraînants, dans la tradition de la fanfare néo-orléanaise. Le premier titre enchaîne sur une chanson d'amour, aux accents soul relevés par le shuffle du batteur Joey Peebles et la guitare sèche de Pete Murano, 'It Ain't no use', reprise des Meters. "I wanna go, I wanna stay" chante Troy Andrews, dont l'indécision plane sur l'album tout entier, à mi-chemin entre des chansons pop et des morceaux punchy dans la continuité de ses précédents disques.

De son dernier opus, Trombone Shorty n'a joué que deux morceaux à Sète : 'Here come the Girls' et 'Where it At?'. Et pour cause : le premier, une reprise du tube d'Allen Toussaint de 1970, était le single groovy qui annonçait la sortie de l'album en février dernier. Quant au second, il est une des quelques perles de soul qui émergent de l'album, soulignée par les choeurs et les saxophones en soutien puissant et la rythmique hip-hop de la caisse claire. En dehors de ces deux chansons, quelques morceaux instrumentaux, décidément de plus en plus rares au fur et à mesure des albums, comme 'Tripped Out Slim', 'Fanfare' ou 'Like a Dog' viennent rappeler l'origine du groupe. Mais l'essentiel de l'album repose sur des ballades bien exécutées mais désespérément lisses, sur lesquelles Troy Andrews s'accompagne d'un choeur qui lui fait paradoxalement perdre de l'énergie et de la profondeur. Sur 'Dirty Water', Troy Andrews abandonne son trombone pour un clavier tranquille et adoucit la guitare d'ordinaire furieuse de Pete Murano.

Bien sûr, ce n'est pas la première fois que Trombone Shorty distille des chansons douces dans son funk-rock. Mais que ce soit 'Fallin' ' sur l'album 'Backatown' (2009), 'Roses' sur 'For True' (2010) ou surtout 'Long Weekend' sur 'Say that to say this' (2013), il a toujours su leur donner du caractère. Elles avaient pour but d'accorder une pause aux auditeurs, mais aussi à Troy Andrews, pour poser son trombone, forcément un peu lourd à la longue. Ici, on en vient presque à attendre les étincelles de funk. En 2009, Trombone Shorty invitait Lenny Kravitz sur son album ; ici, c'est presque l'inverse, où le trombone de Troy Andrews serait en featuring sur l'album d'une pop star. On note l'idée intéressante d'amener de la trap music sur 'Familiar', où Troy Andrews se met à rapper, même si le morceau est trop brouillon. Il se dégage tout de même de l'ensemble une atmosphère (trop) tranquille, comme si le tromboniste avait décidé de se reposer et surfer sur les tendances pop, voire d'y faire la planche. Du moins en studio. Car en live heureusement, Trombone Shorty en a encore beaucoup sous la pédale.

Chroniques - par Paul Verdeau - 31 juillet 2017


Autres articles

Comment

Guts - Stop the Violence

Comment

Guts - Stop the Violence

Pistolet à fleur dans la manche, son avatar en mode hippie sur la pochette de l’EP, les cheveux longs, et une barbe de baroudeur, Guts is back, pour notre plus grand plaisir, avec un projet ancré dans la plus pure tradition de la Great Black Music. Calibré pour un live band, dans le même esprit qu’Eternal, ce nouvel EP propose un casting de rêve

Comment

El Michels Affair - Return To The 37th Chamber

Comment

El Michels Affair - Return To The 37th Chamber

Cette année 2017 marque les 20 ans de l’album « Wu-Tang Forever » mais l’influence du groupe de Staten Island continue de s’étendre au-delà de leur propre patrimoine, la preuve en est avec ce second volet de reprisesen versions instrumentales, toujours réinterprétées par la formation El Michels Affair.

Comment

Voyager - Moonchild

Comment

Voyager - Moonchild

Le trio américain Moonchild sort l'album Voyage. Et s'il avait dû choisir des artistes à faire découvrir outre-atmosphère, Flying Lotus, D’Angelo et Stevie Wonder aurait fait partie de la liste. Ils ont bercé les oreilles des californiens pendant l’écriture de l’album. Eux aussi font partie de l’univers de Moonchild, au même titre que Jill Scott, India.Arie et The Internet, avec qui ils avaient déjà collaboré.

Comment

The Hot 8 Brass Band - On The Spot

Comment

The Hot 8 Brass Band - On The Spot

S'il tourne beaucoup et que la musique d’un brass band prend toute son ampleur en live, le Hot 8 Brass Band arrive néanmoins à préserver son énergie contagieuse en studio. De plus il ne se soumet pas à des durées commerciales : le titre le plus long sur On the Spot, leur nouvel album dépassant les 8 minutes !

Comment

Steve Lacy - Steve Lacy's Demo

Comment

Steve Lacy - Steve Lacy's Demo

Steve Lacy, le jeune guitariste de The Internet a sorti un 1er E.P à lui. La musique de Lacy est empreinte de soul/funk des 70s. D’ailleurs le seul sample de la démo vient de Parliament. « Looks », le titre qui ouvre la démo, semble tout droit sorti d’un Makossa de Manu Dibango.

Comment

Bror Gunnar Jansson -  And the great unknown

Comment

Bror Gunnar Jansson - And the great unknown

De retour dans l’actualité musicale au mois de février dernier, le suédois Bror Gunnar Jansson nous propose avec cet EP, des compositions plus aérées et plus sombres que sur ses précédents opus, comme un second souffle pour la musique de l’homme orchestre.

Comment

The Men In The Glass Booth

Comment

The Men In The Glass Booth

The Men In The Glass Booth : Anthologie des années glorieuses du l’ère Disco. Le courant exubérant musical de l'ère Disco a émergé en 1970 aux USA. Son but : danser en revendiquant « Born to Be Alive ». Paroles d'un succès devenu une définition même du mouvement.

Comment

Robert Finley - Age don't mean a Thing

Comment

Robert Finley - Age don't mean a Thing

Il faut saluer le travail de la Music Maker Relief Foundation - une organisation à but non lucratif qui a pour mission de préserver les traditions musicales du sud des Etats-Unis- pour avoir aider le chanteur et guitariste Robert Finley à enregistrer. Age Don't Mean a Thing est son premier album, à 62 ans. Il est sorti sur le label Fat Possum Records.

Comment

King Biscuit - Well, Well, Well

Comment

King Biscuit - Well, Well, Well

Après le remarquable Shake Shake Shake, en 2015, King Biscuit a sorti son 2ème album : Well, Well, Well. Son fondateur nous raconte qu'il leur a fallu, à lui même et son compère Fred Jouhannet, entre six mois et un an pour trouver le son du group. Et le résultat est stupéfiant.

Comment

Gabriel Garzon-Montano - Jardin

Comment

Gabriel Garzon-Montano - Jardin

Il y a quelque chose de très touchant quand on écoute la musique de Gabriel Garzon-Montano. La simplicité de la composition d’abord, mais aussi quelque chose de plus subtil qu’on a du mal à appréhender : l’utilisation de l’espace sonore. Comme Giacometti sculpte le vide, lui fait de la musique à partir du silence.

Comment

Childish Gambino - Awaken My Love

Comment

Childish Gambino - Awaken My Love

La rumeur dit que Questlove, tout retourné après l'écoute de Awaken, My Love, aurait réveillé D’Angelo à 4h du matin pour lui dire que rien d'aussi ingénieux n'avait été créé depuis Sly and the Family Stone. Gambino a beau ne pas prêter attention à ce que les gens pensent, on a du mal à penser que les deux cadors de la Black music ergotant sur son nouvel opus ne l'ont pas caressé dans le sens du poil.

Comment

Lee Fields & The Expressions

Comment

Lee Fields & The Expressions

Inexorable, le groove de « Where is the love » déroule, déternimé. Ostinato, la tourne insiste. « Est-ce que quelqu' un nous a jeté un sort ? », interroge celui qui que l'on surnomme le Little James Brown, mais qui, à 65 ans est tout simplement un des plus grands soulmen de l'histoire. Son dernier album en date est sorti une semaine avant l'élection de Trump. Et on se pose aussi la même question que Lee.

Comment

La Recette - Towards Fulfilment

Comment

La Recette - Towards Fulfilment

Oscar Emch nous sert un menu (complet) dans lequel on retrouvera un assemblage de saveurs inédites, un jazz planant au groove affirmé, au psychédélisme digne d’un Leprechaun de Chick Coréa et aux envolées lyriques prog-rock.

Comment

Solange - A Seat at the Table

Comment

Solange - A Seat at the Table

Loin des strass et paillettes de sa grande sœur Beyoncé, Solange cartonne dans les charts US. Avec A seat at the table, elle se fait une place, classe, dans la grande famille de la funk, soul, nu-Soul.

Comment

Buttering trio - Threesome

Comment

Buttering trio - Threesome

Trois musiciens dans une jam perpétuel entre boucles électroniques et instruments live, sur la rive orientale de la méditerranée. -Trois studios pour enregistrer le bien nommé « Threesome », un album qui vibre et résonne au-delà des frontières, riche des influences de Berlin (Trixx studios), de Londres (Fossils studios) ou de Tel Aviv (Firehouse studio).

Comment

Member Login
Welcome, (First Name)!

Forgot? Show
Log In
Enter Member Area
My Profile Not a member? Sign up. Log Out