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Trombone Shorty, Parking Lot Symphony (Blue Note)


"We're partying", on fait la fête. Cette phrase, répétée à l'envi par un Troy Andrews en nage devant le public du Théâtre de la Mer résume plutôt bien la performance de Trombone Shorty au Festival Jazz à Sète le 16 août. Oui, du début du concert, qui s'ouvre sur une reprise aux accents heavy metal de son tube 'Backatown', à la fin où Troy Andrews se rend tout en haut des gradins, en passant par les pitreries du saxophoniste ténor BK Jackson qui se promène sur scène avec le drapeau du festival piqué en backstage, Trombone Shorty et son Orleans Avenue, en vraies bêtes de scène, ont fait la fête. Même si cette ambiance de grand n'importe quoi n'a fait que souligner à quel point le dernier album du groupe, 'Parking Lot Symphony', sorti en avril, est lui sage et à l'opposé de ce que propose habituellement le groupe louisianais.

Cet album, le premier chez Blue Note (les précédents avaient été enregistrés chez Verve) s'ouvre par un chant funèbre traditionnel, 'Laveau Dirge n°1', profond et lancinant, exécuté par les cuivres seuls, alors même que, sur ses albums précédents, Trombone Shorty avait plutôt tendance à commencer directement par des morceaux entraînants, dans la tradition de la fanfare néo-orléanaise. Le premier titre enchaîne sur une chanson d'amour, aux accents soul relevés par le shuffle du batteur Joey Peebles et la guitare sèche de Pete Murano, 'It Ain't no use', reprise des Meters. "I wanna go, I wanna stay" chante Troy Andrews, dont l'indécision plane sur l'album tout entier, à mi-chemin entre des chansons pop et des morceaux punchy dans la continuité de ses précédents disques.

De son dernier opus, Trombone Shorty n'a joué que deux morceaux à Sète : 'Here come the Girls' et 'Where it At?'. Et pour cause : le premier, une reprise du tube d'Allen Toussaint de 1970, était le single groovy qui annonçait la sortie de l'album en février dernier. Quant au second, il est une des quelques perles de soul qui émergent de l'album, soulignée par les choeurs et les saxophones en soutien puissant et la rythmique hip-hop de la caisse claire. En dehors de ces deux chansons, quelques morceaux instrumentaux, décidément de plus en plus rares au fur et à mesure des albums, comme 'Tripped Out Slim', 'Fanfare' ou 'Like a Dog' viennent rappeler l'origine du groupe. Mais l'essentiel de l'album repose sur des ballades bien exécutées mais désespérément lisses, sur lesquelles Troy Andrews s'accompagne d'un choeur qui lui fait paradoxalement perdre de l'énergie et de la profondeur. Sur 'Dirty Water', Troy Andrews abandonne son trombone pour un clavier tranquille et adoucit la guitare d'ordinaire furieuse de Pete Murano.

Bien sûr, ce n'est pas la première fois que Trombone Shorty distille des chansons douces dans son funk-rock. Mais que ce soit 'Fallin' ' sur l'album 'Backatown' (2009), 'Roses' sur 'For True' (2010) ou surtout 'Long Weekend' sur 'Say that to say this' (2013), il a toujours su leur donner du caractère. Elles avaient pour but d'accorder une pause aux auditeurs, mais aussi à Troy Andrews, pour poser son trombone, forcément un peu lourd à la longue. Ici, on en vient presque à attendre les étincelles de funk. En 2009, Trombone Shorty invitait Lenny Kravitz sur son album ; ici, c'est presque l'inverse, où le trombone de Troy Andrews serait en featuring sur l'album d'une pop star. On note l'idée intéressante d'amener de la trap music sur 'Familiar', où Troy Andrews se met à rapper, même si le morceau est trop brouillon. Il se dégage tout de même de l'ensemble une atmosphère (trop) tranquille, comme si le tromboniste avait décidé de se reposer et surfer sur les tendances pop, voire d'y faire la planche. Du moins en studio. Car en live heureusement, Trombone Shorty en a encore beaucoup sous la pédale.

Chroniques - par Paul Verdeau - 31 juillet 2017


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