Brasil ! La plage d’Ipanema, le football omniprésent, la violence des favelas, le soleil, la jungle, la sensualité du moindre passant, les bœufs, le carnaval, OSS 117, Jésus, le métissage, l’immensité, les réfugiés nazis, les OGM, la dictature militaire, la faune, la flore, Rio, la danse, la mer…

Catia Werneck nous embarque un peu dans cette carte postale et personnellement je l’en remercie. Car le Brésil fait rêver. Sa musique plaît. Personne n’abhorre la samba ou la bossa-nova. Fait indéniable ! Et Catia Werneck, avec humilité, se glisse bien dans l’immense moule de ses ancêtres, plus Wilson Simonal que Jobim ou Gilberto. La chanteuse, également compositrice, essaie de sortir des sentiers battus de la musique de son pays. C’est parfois maladroit, comme le montre l’usage (modéré) de l’électronique. Parfois plus convaincant, grâce au piano de Vincent Bidal et à la contrebasse d’André Vasconcellos, très propres. Ces deux derniers justifient le caractère jazz de l’album, qui laisse franchement dubitatif. On concède des tonalités jazzy, mais rien pour satisfaire les intégristes de la note bleue. Tudo Bem est un album de musique brésilienne bien roulé, qui satisfera les amateurs du genre, comme Catia Werneck a déjà séduit le Japon où elle jouit d’une bien plus grande reconnaissance qu’en cette terre décrépie d’Europe. Sa musique sympathique et chaleureuse devrait toucher quelques-uns de ses habitants, sans doute moins dans le public jazz que sur la scène world.

Pierre Tenne

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