Fertile Paradoxes.jpg

Fertile Paradoxes, Amine & Hamza (The band beyond borders)

Comme dans un conte animé de Michel Ocelot, les deux frères Amine et Hamza nous invitent à partager leurs aventures, leurs rencontres et leur voyage entre Europe et Orient. Oud et Kanoun à la main, instruments traditionnels de la musique classique arabe, ils traversent les territoires du jazz occidental, du flamenco, du rock, du dastgah perse et des rythmes de l’Inde.


Les frères M’raihi, tunisiens résident en Suisse, sont accompagnés dans cette épopée de compagnons de talent. Leur bien nommé « band (far) beyond borders » réunit, pour ce huitième album, chanteuse indienne et musiciens français, romands et polonais. Le groupe tisse au fil des pistes la toile d’un univers singulier, coloré de multiples influences qui s’accordent et s’imbriquent avec évidence. Paradoxes fertiles ? Il se dégage de cet opus à la fois une atmosphère de langueur lancinante et une énergie contagieuse, dans un imaginaire dense, foisonnant, et pourtant apaisé et serein. A travers « Spleen », la chanteuse Kaushiki Chakraborty nous entraîne dans une rêverie tourmentée (accompagnée d’un orchestre de chambre complet), par une complainte qui s’égare longuement en terre rock-psyché au son des riffs de l’oud ! Amine et Hamza nous envoutent à chaque morceau de mélopées, d’ornements et de volutes orientales, au rythme des percussions, dans une célébration joyeuse et flamboyante de la musique et du partage des cultures – il faut entendre à ce titre la clarinette yiddish de Lumanovski sur « Brahim’s Dream ». Même la berceuse « Lullaby for Leo » s’enflamme et révèle une de ces mélodies subtile - et puissante à la fois - qui se love au cœur des arrangements de l’album.

De la rigueur formelle de la musique classique arabe, il reste (entre autre) la mise en scène épurée dans laquelle les instruments se répondent avec cohérence et naturel.
« Love is an eternal journey » scénarise ainsi la rencontre d’un oud éperdu poursuivant un feu follet de violon qui danse et virevolte sur les cordes pincées du kanoun. C’est l’accordéon du français Vincent Peirani qui célèbrera, pour finir, leur union, avec ferveur. Chaque morceau développe un thème accrocheur, un de ceux qui donnent envie de danser pieds nus un tambourin à la main, mais qui ne se dévoile souvent qu’après de nombreux détours, dans un art du conte maîtrisé qui tient en haleine l’auditeur jusqu’au dernier mot, à la dernière note.

Amine M’raihi – oud ; Hamza M’raihi – kanoun ; Baiju Bhatt – violon ; Valentin Conus – saxophone ; Prabhu Edouard – Percussions ;

Special guests: Vincent Peirani - accordéon, Vincent Ségal - violoncelle, Kaushiki Chakraborty - chant, Ismail Lumanovski - clarinette, Lukasz Adamczyk et Jean-Pierre Schaller - basse, Maxence Sibille - batterie, Kuba Mietla - accordéon.


Actualités

 

 

Comment

Member Login
Welcome, (First Name)!

Forgot? Show
Log In
Enter Member Area
My Profile Not a member? Sign up. Log Out