Barbatuques, Ayu (Mr Bongo)

Si l’innocence de l’enfance a toujours droit de cité chez vous et si les bouquins Barbapapa vous font toujours esquisser un sourire, alors Ayu est bien un disque pour vous. Et pour un plaisir plus grand encore, mon conseil est que vous vous reportiez immédiatement aux vidéos accessibles sur internet du groupe Barbatuques.  Comme pour partager un délire de colonie de vacances ou une séance au cirque. Par exemple, jetez un œil sur «  Tum Pa » : les personnages ont des fringues clownesques,  les visuels ont des couleurs criardes, la chorégraphie souligne l’entrechoc des godasses ; ou  comment faire naître les sons, entre incompréhension, hésitation et plaisir, en tapant des pieds et des mains. C’est du théâtre musical pour les enfants de 7 à 77 ans.

«  Barbatuques » c’est un drôle de nom, non ? Oui,  mais qui, finalement, en une sorte de jeu langagier, dit bien le credo de la formation ; c’est la contraction du nom du fondateur – Fernando Barba – avec le mot afro – brésilien «  batuque « - l’ensemble des instruments de percussions qui vont faire sonner  la «  batucada ». Barbatuques, c’est un ensemble d’une quinzaine de participants né il y a vingt ans. L’ensemble prendaussi le nom de « corpo do som », le corps du son pour dire que l’on va aussi donner du sens au son avec le corps.

 Rien de neuf sous le soleil, d’autres s’y sont déjà frotté, souvent avec talent et une grande créativité comme Bobby Mac Ferrin, Hermeto Pascoal ou Nana Vasconcellos ; il est vrai que les deux derniers qu’il m’est arrivé de côtoyer ont en leur âge adulte gardé  la malice de l’enfance, un esprit ludique qui ouvre l’esprit aux découvertes des sons du monde. Avec rien, juste des claques sur le corps, des jeux de bouche, des onomatopées. Vous pouvez vérifier : les interactions des comédiens – chanteurs font un focus sur la phonétique, les aspects percussifs, les rythmiques et si le mot Ayu a été retenu comme titre de l’album , c’est pour le choc sonore qu’il déploie.

Le disque offre quelques compositions inédites mais l’essentiel est issu des musiques traditionnelles, du domaine public et des comptines. On se laisse porter par les genres musicaux que sont le carimbo, le coco, le maracatu, des musiques amérindiennnes. On retiendra, en particulier, « baiana » au parfum très nordestin,  « Samba Lelê » et « Escravos de Jo » descomptines incontournables. 


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