DSC05323 Il fallait bien le jazz pour se rendre à Brest. Inconnue à nos jeunes yeux, la pointe de l’ouest français s’est présentée à nos âmes de passionnés avides d’aventures en tous genres sous couvert d’un festival de jazz automnal. L’Atlantique Jazz festival célébrait cette année sa onzième édition sur les terres de la région brestoise. Un combat mené par l’association Penn Ar Jazz pour la diffusion d’une musique riche et exigeante.

Pendant une bonne dizaine de jours, l’association essaime chaque année sa programmation dans les alentours de Brest avant de se concentrer sur la ville et ses multiples salles (Le Quartz, Le Mac Orlan, le Centre d’art Passerelle, l’Église, la salle du CLOUS ou l’espace Vauban). Avec comme nerf de la guerre, la musique improvisée, Penn Ar Jazz rassemble un public conséquent, de curieux ou de connaisseurs.

Martin Cazals et moi-même avons assisté au week-end de clôture recentré sur l’espace Vauban. La salle vieille d’une cinquantaine d’années au moins préserve son charme et son rôle de centre névralgique pour la scène musicale brestoise à merveille. À la fois hôtel, restaurant et salle de concert, l’espace Vauban est une petite merveille dont le cadre (restaurant et hôtel) rappelle les romans de Simenon. Une vieillesse préservée qui se distingue des paysages de l’auteur belge avec le dynamisme d’un public attiré par la fête et l’amour de la musique.

Le vendredi soir du 17 octobre en fut la preuve infaillible avec sa soirée pas si jazz mais fêtarde. Seul à bord - Martin arrivait le samedi - j’y écoutai Sax Machine puis Anthony Joseph devant un public bien décidé à profiter de son début de week-end pour laisser toute sa frustration de la semaine s’envoler en dansant. La musique s’y prêtait justement - oui les programmateurs peuvent être intelligents.

Sans être renversants, les trois membres de Sax Machine ont tenu bon. Guillaume Sené (sas, machines) et Pierre Dandin (trombone) donnant la réplique au rappeur chicagoan Racecar dans un trio pour qui groove rime avec boucles, funk et rap percussif.

Anthony Joseph, lui, s’est montré plus doux, comme à son habitude, imposant la danse avec sa musique sensuelle. Avec classe, le conteur trinidadien et anglais d’adoption a donné le ton pendant tout le concert, dansant lorsqu’il ne racontait pas les histoires de Time, son dernier en forme d’hommage aux femmes. Avec un drapeau de son pays porté comme une cape sur ses épaules, le poète a célébré sur scène en communion avec le public du Vauban tout le groove de ses musiciens.

Bien loin des rencontres des multiples rencontres de  musique improvisée, du concert de Marc Ducret ou des solos du lendemain de Christian Pruvost (trompette) et Lionel Garcin (Saxophone), ce vendredi soir du 17 octobre a révélé toute la diversité de l’Atlantique Jazz Festival. 

Florent Servia

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