On est heureux de retrouver le joli minois de Laura Perrudin, invitée du Paul Jarret Trio.

On est plus éloignés de ses pérégrinations celtiques mais la doucereuse sait toujours habilement manier sa voix de velours et ses doigts fugaces sur d'autres compositions, nous faisait découvrir un univers varié et chaleureux.

La voix de Laura pointe dans les méandres des percussions, la contrebasse scande suavement. Dans la sueur ouatée du vieux club, Laura a tout d'une grande. La voix s'élève et se pose, nous enveloppe, c'est doux, chaud et sucré. Le pendant blond et français de Norah Jones.

L'impétueuse brise une corde mais ne se démonte pas pour autant. Les baguettes frôlent la membrane, crissent tendrement. Laura est une sirène qui nous charme de ses feulements harmoniques. Une sirène non pas trompeuse mais ô combien généreuse. Les entrailles s'ouvrent, jaillissent des serpents alanguis.

Je parle beaucoup de Laura, c'est parce qu'elle concentre l'attention, perspective magnétique, auréole hypnotique. Paul Jarret (guitare), Alexandre Perrot (contrebasse) et Alexandre Tessier (batterie), que nous retrouvons aussi (Paris est si petit), subliment leur délicate amie, tissent des fils sinueux et féconds autour de la harpe de Laura et l'élèvent en idole.

Douce pâmoison iconoclaste.

Texte et photos : Marie Fantozzi

Photo prise le 8 février 2013 à L'Âge d'Or.

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