Fred Wesley (Trombone,Voix), Bruce Cox (Batterie), Dwayne Dolphin (Basse), Peter Madsen (Piano), Reggie Ward (Guitare), Gary Winters (Trompette), Barney Mcall(Claviers), Ernie Fields Jr. (Saxophone)

‘On joue de la musique pour rassembler tous le monde’ lance Fred Wesley avant d’interpréter son morceau culte Peace Power. Mission réussie dans la salle : tout le monde danse, sourit et chante par cœur les airs du légendaire maître de la funk. Grosse ambiance festive. Dès la première note de Wesley sur le standard Spain, son timbre si reconnaissable a mis le feu. Avec le bassiste au centre de la scène, le groupe atteint un équilibre parfait et fait jaillir un groove irrésistible. Tous jouent de façon très rythmée, les morceaux passent parfois d’une dynamique ternaire à binaire, ce qui nous garde en haleine. Les riffs joués par les vents rythment les morceaux entre les improvisations, faisant monter par là même la tension funky. Chaque membre apporte sa touche de personnalité : les suraigus et la rapidité du jeu de Gary, les improvisations de Ernie surprennent par leur harmonie, le lyrisme très jazz de Barney Mcall au piano, les sonorités parfois un peu rock de Reggie Ward à la guitare. Tout est là au service du groove, il n’y a pas de superflu et la recette est efficace.

Le concert était un vrai spectacle. Quand Fred, Ernie et Gary chantent, ils entrent dans la peau des personnages décrits par les paroles. Sur "House Party"le jeu de question réponse entre Fred, Ernie et Gary nous amuse beaucoup. Les musiciens dansent ensemble sur scène, ils rient et discutent. Entre les morceaux, Wesley nous parlent dans le micro de façon spontanée . On a l’impression d’avoir une sorte de conversation avec les musiciens. Ils se donnent à leur public. Quand l’un des membres du public demande de jouer un morceau, le groupe s’exécute. Ils sont là pour partager. Ils sont heureux sur scène et nous on ne peut que plonger la tête la première dans leur groove. Pur plaisir.

Tiphaine Guerout

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