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On dirait du Fip à 4 heures du mat’ ; lorsque l’animateur se perd un peu, un Sony sur les oreilles et un joint dans la bouche. Mais Noga et Patrick se perdent volontairement car c’est surement lorsque l’on ne trouve plus son chemin que l’on est alors plus libre de se trouver soi-même. Et oui, débordant d’autodérision et de paroles douces, le duo joue de la musique philosophique !

Noga chante une langue imaginaire aux accents d’Afrique. Une langue qui n’est celle de personne et vous l’avez compris certainement un petit peu celle de tout le monde. La mélodie des voix rappelle certaines fois ces chants de variétés qui chantent l’amour en haut des collines. L’accompagne les airs de piano graves, classiques de Patrick Bebey ; et parfois plus légers, symptomatiques d’une douceur chaleureuse qui règne dans la pièce.

Percussions thoraciques et beat box à la Mc Ferrin, l’homme et la femme utilisent de nombreux instruments afin de s’accompagner l’un l’autre : mélodica, senza, flûte pygmée, xylophone.

Noga et Patrick partagent leurs pensées dans l’espace-temps des interludes :

« Marie a-t-elle allaité ? Car si ce n’était pas le cas ce n’est pas un bœuf qu’on aurait dû mettre dans l’étable ; mais une vache et cela aurait peut-être changé la condition humaine… »

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Le plus vieux souvenir musical de Patrick Bebey :

Quand j’étais gamin, on était cinq enfants. Et c’était comme une chorale à la maison. Avec ma mère, on chantait en Douala (langue du Cameroun). On chantait pour tout mais on était surtout les six choristes de mon père. Il composait et nous donnait nos parties. On les apprenait et on révisait le soir, avant d’aller se coucher, après le diner, des sessions de musiques en famille.

Ce que Noga écoute en ce moment :

Il y a un artiste qui me touche beaucoup pour ses textes. Un artiste suisse : Pascal Rinaldi. En particulier : Textuellement votre et Il faut qu’on s’touche.

Il faut qu’on s’touche : https://www.youtube.com/watch?v=dF95CvOEXjs

Le conseil de Patrick :

Dernièrement, sur Fip (comme quoi !), j’ai réentendu du Curtis Mayfield. Et je me suis mis à réécouter ses albums. Je me suis pris des flashs. Le gars était loin devant ! Ce mélange de musique Soul et de cordes classiques, impressionnant.

Texte et illustration : Lucas Nadel