On ne se perd pas. On voyage. Car c’est du jazz qui enjambe les océans, c’est une palette de couleurs, du blue au black. Antonio Faraò est une machine, mécanique, c’est une science-fiction où les robots ont des sentiments. Les compositions de Chico chialent de nostalgie, ce sont des nuits à polars. Le sax sonne tel un meurtre passionnel, c’est du cri rempli de regrets. Malgré toutes les libertés qu’elle prend, la batterie ne nous perd pas et c’est agréable. La contrebasse ronronne, jouée, par un petit homme borgne à béquille. Des coupes ahurissantes, on approche de la perfection.

Texte et Illustration : Lucas Nadel

Photo : Julia Zahar 

 

Totem

 

Chico Freeman, Cuivres : Je me souviens avoir vu mon père (Von Freeman) jouer sur scène avec Miles Davis et John Coltrane à Chicago. J’étais avec ma mère. J’ai compris. Sinon tu sais j’en connais beaucoup sur le jazz et la musique en général. Mais récemment j’ai découvert Soft Pedal Blues de Stanley Turrentine. C’est un blues, lent, but it’s Greeaat ! C’est quelque chose de très important pour moi. Cela m’influence beaucoup en ce moment.

Soft Pedal Blues par Stanley Turrentine :

Gene Calderazzo, Batterie : A 7 ans mes parents m’ont acheté l’album « Meet the Beatles ! ». J’ai eu un coup de foudre pour la musique. Instantanément. I Want to Hold Your Hand :

Wayne Dockery, Contrebasse : Enfant, j’allais à l’église. « Black Church ». Le Gospel. A nous autres les joueurs de Jazz, ce sont nos racines tu sais… Alors j’allais à l’église et je chantais et je dansais. Et ceux qui jouaient au piano sur scène, c’étaient mes parents.

Antonio Faraò, Piano : J’ai eu la chance d’assister au concert du Count Basie Big Band avec Ella Fitgerald au Lyrical Theater de Milan. J’avais 6 ans. Je me souviens de tout ; de l’impact que cela a eu sur moi. Cela change quelque chose à l’intérieur. Ella Fitzgerald and The Count Basie Band performing "Oh! Lady Be Good" :

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