1436163141_500 Les Polyversal Souls ne savent pas où se mettre. Ils aiment tout et ont du mal à choisir. C’est le mal du siècle, le souci de l’abondance qui sévit encore. Ce foutu mélange qu’on aime tant mais qui peut conduire à des soupes infâmes. Eux n’en sont heureusement pas là ! Sauvés pas le groove et la virtuosité du leader poly-instrumentiste qui, quand il est au vibraphone, apporte une autre dimension aux morceaux (“Starlet Road Filling Station” et “Sad Nile”). Et bien sûr, le saxophone baryton qui par sa seule présence dans ce contexte ramène nos esprits peu imaginatifs à la l’éthio-jazz de Mulatu Astatké. Du côté de Sun Ra ils reprennent le “Love in Outer Space” après la très belle interprétation de Thomas de Pourquery l’an dernier. Coïncidence ? Tant mieux, après tout Sun Ra mériterait plus de reprises.

À trop vouloir se diversifer, les Polyversal Souls ne séduisent pas à tous les coups. L’album est inégal et manque peut-être d’âme. Mais les tentatives de Max Whitefield, le leader allemand du groupe, sont la marque d’un esprit curieux, d’un amoureux de l’exploration musicale. Iconoclastes, les morceaux le sont parce que leur père a voyagé. Au Ghana en 2010, aux Etats-Unis aux côtés d’anciens membres du Sun Ra Arkestra, à Londres auprès des Heliocentrics ou partout à travers l’Afrique et l’Europe, en tournée avec Embryo, légende du Krautrock. Max Whitefield, Weissenfeldt de son vrai nom, a la bougeotte et le fait savoir. D’après lui, Invisible Joy n’est rien d’autre qu’un “manifeste de soul power du 21è siècle”. Ceci expliquant cela, écoutez-le ! Quelques pépites survolent le tout ! Florent Servia

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