Shai Maestro

2013, Shai Maestro est partout, et, une fois de plus, Laborie jazz signe un projet où le succès vient se mêler à la qualité. Shai Maestro, OrTie, Reis Demuth Wiltgen pour les trois dernières sorties. Que de belles promesses pour un label à suivre.

À l’écoute transparaissent les choses simples de la vie. Autrement dit, ce cliché naturaliste de la beauté qui nous entoure, et que nous ratons constamment en pêchant par excès d’impatience. L’urgence, le pianiste l’envoie valser loin, très loin. The Road to Ithaca pousse à prendre le temps. Facile d’accès de par son lyrisme, la musique de Shai Maestro est une bulle dans laquelle on se réfugie. Beauté fragile consolidée par Jorge Roeder (db) et Ziv Ravitz (dms). Alors que M. Roeder redouble le lyrisme du pianiste (passages à l’archet dans « Paradox »), Ziv Ravitz est omniprésent, habillant chaque recoins de cet espace sonore de ses rapides et légers roulements et à-coups. On peut dire qu’il entraîne une attention toute particulière, tant il joue les premiers rôles aux côtés de Shai Maestro, dans ce disque séduisant destiné à faire l’unanimité.

Florent Servia