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Ce second album de Mélanie de Biasio, chanteuse et flûtiste belge originaire de Charleroi, fait de l'envoûtement un diktat, une force motrice qui, pareille à une voiture neuve, vous transporte de ses rouages tranquilles et parfaitement huilés. Pas de pénibles vrombissements, juste une douce et planante musique de laquelle émerge la voix envoûtante de la chanteuse, dont le phrasé a quelque chose de Nina Simone, une diction qui ne va pas sans rappeler le fameux « Feeling Good » de la chanteuse américaine.

No Deal instaure une atmosphère qui, se perpétuant à travers tous les titres, plonge peu à peu l'auditeur dans un univers épure, d'emblée évoqué par la pochette du disque. À demi-éclairé, le visage de la chanteuse flotte au centre d'un noir dont la profondeur dénote cette musique où l'on s'engouffre allégrement. Dans cette idée, le choix de l'instrumentation est assez révélateur : un piano, un synthétiseur, une batterie accompagnent la voix ou la flûte. Sobriété et fluidité donc. Un dialogue entre deux Pascal, l'un au Piano (Mohy), l'autre au synthétiseur (Paulus), qui appuie le choix d'une construction privilégiant une musique mélodieuse. En ce sens la batterie est flâneuse, intermittente ; et le tout, lent, flottant, abstrait (cf : effets du synthétiseur).

Avec une force subreptice, Mélanie de Biasio parvient à nous installer dans un état d'esprit tenace, submergeant. Rarement d'ailleurs entend-on une telle constance tout au long d'un album. Seul regret ? La brièveté que, heureusement, le mode « repeat » peut pallier ; car No Deal, est une petite réjouissance de huit titres à l'apathie délicieuse.

Sortie prévue le 21 octobre sur le label (Pias) - Concert à la Flêche d'or le lundi 28 octobre

Florent Servia

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