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Après Windstille en 2007 (chez Cristal records), Jan Schumacher a sorti fin septembre son deuxième opus, Trapèze. Réapparition qui, après ces quelques années d'absence dans les bacs, comblera d'autant plus les auditeurs. Ne dit-on pas qu'il faut savoir se faire désirer ?

Sur une section rythmique captivante, Jan Schumacher virevolte, ricoche contre les bases de ce quadrilatère, qui accueille en son sein quelques invités venus suppléer le soliste dans sa tâche d'animateur au phrasé véloce. Le trompettiste apporte une énergie que la puissance du tromboniste, Guerogui Kornazov, renforce et que le brillant accompagnement vocal d'Emilie Lesbros rend plus saisissante. Comme pilier, on retrouve Yoni Zelnik qui, au-delà de son usage répété de l'ostinato (« Étoile polaire », Nuit rythmique »), imprime un rythme haletant avec sa contrebasse. Et ça pulse ! Agrémentée des résonances orientales de l'oud (Issad Mourad), sur trois des onze titres, la formation sait manier l'éclectisme avec équilibre. À l'oud africain se mêle le trombone aux accents de fanfare balkanique. Mysticisme, lyrisme, fougue... De cet ensemble se dégage le sentiment qu'il n'y a rien à redire aux compositions, tant tout s'assemble dans une parfaite harmonie.

Trapèze c'est le disque remuant et bien monté d'un musicien qui mérite plus d'attention.

Florent Servia

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