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Transe et fulgurances. Legacy m'a piqué mon dimanche et je ne m'en remets pas. Nous sommes en 2014 et Gael Horellou me ramène dans les années 60 (oui, j'y étais). Quand la quête spirituelle de Coltrane se traduisait par une exaltation sans pareil. Cela a donné des "Olé" et autres envolées. Ces cris, on les retrouve sur Legacy, album enregistré en live au Duc des Lombards en janvier 2013.

"Clifford Jordan", le premier morceau, en est le meilleur exemple. Au déferlement des notes, l'alto ajoute puissance et lyrisme. Comme chez Coltrane, ses soli s'installent sur le mode du crescendo. L'invité du disque, Abraham Burton, est une plus-value évidente tant le duo sax alto/sax ténor offre un parfait chassé-croisé de maitrise entre soli et chorus. Les deux souffleurs donnent au disque une autre dimension. Ils brassent de l'air, mais la section n'en manque pas! Étienne Déconfin (p.), Viktor Nyberg (db) et Antoine Paganotti font le travail avec classe (cf "Berchida's Song") et justesse. Quand les sax se reposent (on en profite aussi) ils apportent un peu de respiration. Irréprochable.

Florent Servia

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