Ah, l'ambiance feutrée et délicate du smooth jazz new-yorkais. Quelle plaie. The Beat n'est pas, comme on pourrait l'espérer, du son afro-funk ; quoique qu'il tente de s'en approcher avec bien de maniérisme. The Beat est un piège. Ah ! Parfois je me surpends à penser qu'il n'est pas possible de mettre aussi peu d'âme dans une musique, et il existe toujours quelqu'un pour me prouver le contraire.

The Beat comporte 10 pistes, chacune de ces pistes va l'une après l'autre chambouler votre conception du jazz-funk, et ce avec la sensibilité, l'originalité et la dévotion d'une vache dans un temple brahmanique. Un pic de tension -la mienne, je suis nerveux- décolle avec "Maker of Love", une bouillie r'n'b probablement enregistrée en dix minutes ; tout ceci a pour but de me punir pour Frank Ocean, mais je ne regrette rien.

Boney James a su s'entourer sereinement d'esthètes aussi doués que lui, qu'est-ce qu'on ferait pas pour un grammy. Leur participation se résume à des apparitions discrètes, pas inutiles mais assez oubliable pour que ne parvienne qu'aux synapses le son ouaté du saxophone de James. Je terminerai par ces quelques mots du bonhomme : "I think evolution is the right thing. I definitely try not to repeat myself." C'est son 14ème album, sale histoire.

Olivier Touchent

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