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Pour rendre hommage à ses inspirateurs (Keith Jarrett, Herbie Hancock, John Coltrane...), Antonio Farao s'est entouré de certains de leurs sidemen dans Evan, disque sorti il y a tout juste un mois. Le titre porte le nom de son fils, les morceaux honorent les anciens. L'album a tout des remerciements que l'artiste, à qui sourit la réussite, aime à distribuer. Classique, c'est le mot d'ordre de ce disque qui perpétue un univers devenu commun depuis une cinquantaine d'années, le post-bop.

Influences mais pas reprises, sur les neuf titres, sept sont composés par le pianiste Italien. Les deux autres sont de John Coltrane (« Giant Steps ») et A.Trovajoli (« Roma nun fa la stupida stasera »). Si Antonio Farao n'offre rien d'innovant avec Evan, il a le mérite d'être efficace. Il faut dire qu'avec des accompagnateurs tels que Joe Lovano, Jack DeJohnette et Ira Coleman, la tâche n'était pas insurmontable. Élégant et réussi. 

Florent Servia

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