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Qu’importe l’instrument quand l’entente est là.

L’histoire d’Airelle Besson et Nelson Veras démarre après une rencontre irréversible. Des atomes crochus à la clef. Présentés lors d’un concert, ils multiplient rapidement les sessions de travail à deux, chez eux. Cela dure depuis dix ans. Cette année ils immortalisent leur amitié avec une introduction qui énonce un champs des possibles infini. Prélude paraît chez Naïve comme le témoignage d’une histoire tangible.

Elle, a remporté nombre de prix comme un amas de preuves de sa qualité. Faits d’armes convaincant s’il en est. Lui, a un nom qui fait figure d’adjectif qualificatif. Il suffit de l’évoquer pour provoquer des démonstrations d’admiration inévitables. Dans Prélude le brésilien se montre proche de la guitare classique. Cette quiétude qu’il dégage me rappelle d’ailleurs un certain David Qualey, guitariste classique injustement méconnu. À cette sobriété, Airelle Besson apporte un lyrisme délicat. Et tous deux avancent main dans la main, avec un sens du placement impressionnant. L’une à la trompette, l’autre à la guitare.

Ces années de travail en commun ont donné naissance à un album qui brille par de remarquables compositions originales. Et le traitement qu’ils font des standards « O Grande Amor » et « Body and Soul »  ne déroge pas à la règle. Leur patte sonore est celle d'une écriture sensible que la brise ébranlerait. Toujours sur le fil, Airelle Besson et Nelson Veras flirtent avec un raffinement fragile. Avec maitrise et retenue, ils installent leur musique sur ce socle éphémère qui lui donne justement toute sa beauté. Prélude ou le manifeste tranquille de deux virtuoses.

Florent Servia

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