« Nous n'irons pas à New York » amorce sa 5ème édition au Duc des Lombards. Hommage au swing de la Grosse Pomme, le festival qui se tiendra du 29 juin au 25 juillet ne peut qu'attirer les foules aux vues de son line-up rutilant !

Kenny Barron, c’est le gros poisson du festival. Avec son trio les 2 & 3 juillet, l’une des derniers représentants de l’autre temps, celui des folies du 20è siècle, transformera en or ce que le Duc des Lombards fait déjà avec éclat. La suite est confiée au prestigieux trompettiste de La Nouvelle-Orléans, Terence Blanchard, ancien membre des Jazz Messengers avec qui il débuta dès l'âge de 20 ans. Accompagné de son nouveau quintet, the E-Collective, il présentera du 6 au 8 juillet son album Breathless, en proie à l'exploration des liens qui unissent jazz, R&B, funk et fusion.

D’une manière ou d’une autre, l’histoire du jazz est à l’honneur pour cette 5ème édition de NIPANY, puisqu’entre la venue de légendes ou de fils de, les musiciens rendent hommage à leurs brillants ancêtres. Shawn Holt, fils du célèbre bluesman Magic Slim rendra un hommage mérité au regretté B.B. King le 9 juillet. Alors que The Messenger Legacy, sous la direction du batteur Ralph Peterson, rassemblera sur scène rien de moins que six anciens musiciens des Jazz Messengers. On espère assister à des plongeons vertigineux dans le passé glorieux du hard bop ! Autre hommage, autre pointure. James Carter avec son organ trio une relecture de l'oeuvre de lé légende Django Reinhardt, génie incontesté de la guitare manouche.

Jason Marsalis, petit dernier de la fratrie mythique (Branford, Wynton et Delfeayo), se présentera sur scène le jour suivant. Reste maintenant à voir s'il ce fils de et frère de se montrera digne de la dynastie Marsalis qui n'a, on le sait, plus rien à prouver.

Dernier -chronologiquement- dans la série des noms qui nous font saliver : Tom Harrell. Ce trompettiste d’exception, que Airelle Besson site comme référence parmi les références, s’était révélé en sideman aux côtés d’Horace Silver, de Bill Evans ou Charlie Haden. Il a depuis brillé avec une trentaine d’albums à son nom…

C’est à Paris qu’il faut prendre ses vacances cet été !