Cory Henry & The Funk Apostles au Hangar à Ivry – 26 novembre 2015

Jeudi dernier, Cory Henry et les Funk Apostles sont venus prêcher la bonne parole au Hangar, à Ivry. Le génie des claviers et de l’orgue nous a encore époustouflés par sa créativité et ses harmonies incroyables. Mais ce n’est pas tout. Le musicien, accompagné d’un guitariste, un autre claviériste, un bassiste et deux batteurs, redouble d’énergie, danse, harangue son public, majoritairement jeune et très réactif. Il l’amène aussi d’une ambiance à l'autre, presque sans temps morts.


Avec ce nom, certains s’attendaient peut-être à du funk à la George Clinton ou à la Maceo Parker. Ce n’était pas le cas, hormis quelques passages. On peut supposer que cette appellation traduit plutôt une ambiance, une certaine idée de la musique. Et c’est dans cet esprit qu’on passe du R&B très contemporain à un jazz que les pionniers du style fusion n’auraient pas renié. On entend aussi de la soul et on assiste à des envolées très rock à travers les solos enfiévrés du guitariste ; des sons électroniques omniprésents qui font verser quelques parties dans un genre résolument électro... A l’intérieur même des morceaux, les sections très différentes s’alternent, tellement qu’on en perd parfois le fil. En plus de ses compositions originales, le groupe a interprété quelques reprises : « 1999 » de Prince ou le standard « Caravan » dont seules les premières mesures ont été empruntées et jouées comme un sample. On a même eu droit à un « What’s Goin’ On » très dansant qui nous a amenés dans les Caraïbes.

Côté personnel, de jeunes mais non moins talentueux musiciens sont à l’affiche : Andrew Bailey à la guitare, Nicholas Semrad au clavier Prophet et un frenchie à la basse : Antoine Katz (cocorico !). Darius Owens et Taron Lockett officient aux batteries. Il faut absolument parler de ce double-drumming. Il s’en dégage une énergie phénoménale ! Quand ils ne se complètent pas entre eux, les batteurs jouent en parfaite synchronisation et offrent un très beau spectacle dans le spectacle, presque un ballet. Moment mémorable : leur duel enflammé pendant lequel Darius Owens a perdu sa baguette pour mieux la rattraper et continuer de plus belle sa prestation, sans perdre un seul beat. Autre bonne surprise : Cory Henry chante et il le fait bien !

En attendant l’album du groupe, on se réjouit de voir Cory Henry de plus en plus présent en France. On le retrouvera en en duo en décembre après avoir découvert son trio (Yoran Vroom à la batterie et Rocco Palladino à la basse) en octobre au Petit Journal Montparnasse. Quelle que soit sa formation, on a l’assurance d’entendre de la très bonne musique. En ce qui concerne les Funk Apostles, ils nous ont retournés le temps d’une soirée et définitivement convertis !

Fara Rakotoarisoa

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