C'est la mort dans l'âme que nous apprenions avant-hier la disparition à Bâton Rouge (Louisiane) de Percy Sledge, des suites d'un cancer du foie contre lequel il se battait depuis déjà un an. Un triste jour pour les mélomanes que nous sommes, tant le soulman qui fêtait en novembre dernier son 73ème anniversaire aura marqué l'histoire de la black music par son mythique titre « When a Man Loves a Woman ». Paru en 1966 chez Atlantic alors que le chanteur venait de perdre son job et sa petite amie, le morceau est devenu au fil des années un véritable détonateur baby-boomesque, résonnant encore dans nos oreilles comme un chef d'oeuvre de sensibilité. A l'instar d'un Otis Redding qui, en quelques notes, faisaient s'éprendre les amoureux, Percy Sledge est de ceux qu'on ne se lassera jamais d'écouter. Je ne parle ici pas de l'unique titre qui fit sa gloire, mais d'autres morceaux bien célèbres également, tous empreints d'un romantisme renversant. Des chants d'amour tels « Warm and Tender Love », « It Tears Me Up », « Take Time to Know Her » mais également la reprise de la chanson de Bill Withers « Ain't no Sunshine », qui ont, entre autre, permis à l'homme de s'illustrer au Rock and Roll Hall of Fame en 2005.

Je tire ma révérence à celui qui, encore aujourd'hui, continue, de ses textes passionnés, à toucher si profondément le cœur de son public.

Alexandre Lemaire